" Ordure est un livre dont il faut faire l'expérience - pas un livre qu'on aime." écrit Brian Evenson.
En fait, il m'a fait le même effet que Zombi de Joyce Carol Oates : Beurk.
Je suis très perplexe quand au contenu.
Est-il si difficile de rester un être humain dans cette société? le monde du travail nous déshumanise à ce point? le plus inquiétant dans cette réflexion, c'est que l'on éprouvera du dégoût que sur les actes de Sloper mais jamais sur le protagoniste en lui-même. On ne se posera pas la question:" pourquoi en arrive-t-il là?", mais plutôt "à quel moment" va-t-il tomber dans la bassesse suprême?
Ce roman qui porte très bien son titre, regroupe une tripotés d'ordures, au sens propre comme au figuré. Et Sloper est loin d'être la seule grosse ordure du roman même si on est accès sur lui et ses dérives malsaines. Je pense notamment au criminel de base, qui a démarré le vice et dont découlera le reste immonde du récit, et ceux de la fin, qui n'ont même pas une once d'humanité pour que justice soit faite...
Une nouvelle impitoyable avec une grande réflexion sur notre société actuelle, qui conduit certain d'entre nous dans les bas fond du néant de l'être. Comment existons-nous? Méritons-nous tous d'exister? Et lui là, l'employé du mois qui fait super bien son travail, dont personne ne se souvient du prénom, que cache-t-il dans sa vie après le travail?