Quel plaisir d'avoir des arguments pour contrer ceux qui vénèrent la bourgeoisie !
Depuis plusieurs années, l'écart se creuse entre les classes sociales. L'auteur montre qui constitue la bourgeoisie, ce qu'ils sont et leur projet économique (un ruissellement du bas vers le haut, et non, je ne me suis pas trompée de sens).
En introduction il désigne l'adversaire (les bourgeois : mélange d'acteurs du grand patronat et d'hommes et femmes politiques asservis à ceux-ci), puis il développe, expliquant comment ces personnes se sont construites (sur le dos des travailleurs grâce aux lois passées par nos parlementaires...). J'ajoute rapidement que les catégories socio-professionnelles que sont les ouvriers et les employés ne sont que très peu représentées à l'Assemblée nationale, alors qu'elles représentent 50 % des travailleurs en France... Et on nous parle de représentation ?!
La deuxième partie est consacrée à la toxicité de ces bourgeois, qui bien qu'ils constituent peu de citoyens français, sont omniprésents à la télévision (où ils sont reçus comme des rois dans des émissions telles que Quotidien) ou dans des oeuvres de fiction cinématographiques. Il explique également que la psychologie positive et le développement personnel sont au service du capitalisme : pour être un bon salarié, un bon élément qu'on veut garder dans une boîte, il ne faut pas être efficace dans son travail mais adopter le bon état d'esprit, le bon mindset (car en plus, il faut utiliser des termes anglais, ça fait plus professionnel et ouverture d'esprit), ce qui fera plaisir au chief happiness manager (un bullshit job encore !). Les syndicalistes, les gens qui râlent et se plaignent de leurs conditions de travail sont vite évincés.
Et puis on trouve la sous-bourgeoisie, des journalistes et animateurs télé complètement au service de l'élite, des pseudo-philosophes qui interviennent sur des chaînes et radios dispensant leurs opinions en se targuant d'être des experts du sujet. Des gens qui ont un avis sur tout, mais surtout une catégorie qui va dans le sens de la bourgeoisie, qui la protège et espère choper des miettes de ce que celle-ci laisse tomber au sol.
Le troisième chapitre est consacré aux symptômes : dépossession, subvention, complexification, démission, destruction. Au travers d'exemples comme EDF et TotalEnergie, puis les subventions données aux entreprises privées sans aucune contrepartie, l'auteur montre combien la France a perdu au change et subit la dérégulation du marché de l'énergie et le patronat assisté par l'Etat (les impôts des français sont utilisés pour financer in fine les dividendes des actionnaires).
Et enfin, les remèdes. Comment lutter contre la bourgeoisie ? Peut-on encore compter sur les syndicats ? Quelles actions peut-on imaginer contre les bourgeois ?
Bref, il FAUT lire Parasites, car il nous permet de comprendre comment ces gens agissent pour nous déposséder du peu que nous avons. Comment ils s'enrichissent sur notre dos. Ça a fait monter ma tension, j'éprouve un véritable dégoût pour cette classe qui nous méprise.
https://telmalitteratures.blogspot.com/2024/08/parasites-nicolas-framont.html