J'ai lu ce bouquin il y a un petit bout de temps à l'époque où il était titré "Cul de sac", un bien meilleur titre selon moi et je me souviens m'être réellement esclaffée en le lisant dans le métro (ça ne m'arrive jamais), au point où la personne en face de moi a fini par me demander ce que je lisais, et quand je lui ai montré la couverture, elle a dit (c'était une femme) : "j'en étais sûre !". Douglas Kennedy développe dans cette histoire un schéma qu'il a ensuite réutilisé avec plus ou moins de réussite dans plusieurs de ses bouquins : celui d'un Américain en plein marasme qui s'expatrie dans un pays étranger pour se réinventer à coup de chocs culturels. Mais ce qui distingue celui là des autres c'est surtout la gouaille savoureuse du héros coincé dans un bush cauchemardesque et un enchainement infernal de déboires qui font de ce court récit un page-turner vraiment jubilatoire.