Qu’il est talentueux cet anonyme ! C’est officiel, je vais me farcir la totalité de ses romans. Alors certes, ce n’est pas du Balzac ou du Dostoïevski, mais pour une pause lecture sans prise de tête, c’est un colossal oui ! L’auteur met en scène deux policiers du FBI à la recherche d’un tueur en série, nommé l’Iroquois, qui sévit dans une petite bourgade américaine d’à peine 4000 habitants : B Movie Hell. Nous suivons donc l’enquête de nos deux héros Milena Fonseca et Jack Munson dans une sorte de thriller explosif. Le style d’écriture d’anonyme est reconnaissable entre mille : chapitres courts qui donnent envie de progresser dans sa lecture, écriture très factuelle, très cinématographique, humour vulgaire et violence dans les passages d’action et enfin, toujours un retournement de situation bien venu soit en fin de chapitre soit en fin de roman. Franchement Psycho Killer est devenu l’un de mes romans favoris de l’auteur avec les tous premiers tomes du Bourbon Kid. Toujours très décomplexé sur tous les sujets, l’auteur distille la culture américaine gros calibre à qui en veut. Encore une fois, n’attendez pas de finesse ou de psychologie dans les romans d’anonyme, c’est assez bourrin, drôle et toujours surprenant. J’ai lu la tétralogie du Bourbon Kid (Le Livre sans Nom ; Le Livre de la Mort ; L’œil de la Lune ; Le Cimetière du Diable), et les deux tomes autour de l’Iroquois (celui-ci et le Pape, le Kid et l’Iroquois) pourtant j’arrive encore à être surpris par son écriture, ses thèmes ou ses ficelles narratives.


Bref, vous l’aurez compris j’ai adoré cet opus de 400 pages environ chez Le Livre de Poche et je le recommande à la fois à ceux qui ont déjà lus et appréciés les aventures antérieures d’anonyme mais aussi à ceux qui n’auraient jamais lu une seule ligne de l’auteur américain (oui je pense qu’il est américain). En effet, Psycho Killer n’est pas le cinquième tome d’une série, il peut et doit être pris comme le premier d’une nouvelle aventure. Il n’y a aucun lien entre ce roman et les précédents et d’ailleurs le Bourbon Kid, personnage iconique d’anonyme, n’apparaît nullement ici. Enfin, à ceux qui n’aiment pas trop lire parce que c’est chiant blablabla, je vous invite à au moins essayer avec Psycho Killer. Beaucoup de gens autour de moi n’appréciant pas lire ont trouvé les romans d’anonyme différents et se sont mis par la suite à la lecture comme passe-temps. A bon entendeur…


silaxe
8
Écrit par

Créée

le 24 sept. 2023

Critique lue 18 fois

silaxe

Écrit par

Critique lue 18 fois

1

D'autres avis sur Psycho Killer

Psycho Killer

Psycho Killer

6

MarlBourreau

464 critiques

Happy Meal.

L'auteur anonyme ayant signé la tétralogie mettant en scène le Bourbon Kid revient avec un nouveau roman qui ne brille clairement pas par son originalité. Les lecteurs du Livre sans Nom - et de ses...

le 6 mars 2016

Psycho Killer

Psycho Killer

7

Christophe_Watt

47 critiques

Une demi deception

Sans doute car j'ai adoré les autres livres de cet auteur anonyme... Mais je trouve que dans ce Psycho Killer il manque un peu de la folie qu'il y a dans la saga du Bourbon Kid et je trouve aussi que...

le 17 oct. 2014

Psycho Killer

Psycho Killer

7

Gandalf13

895 critiques

Bien mais...

Après le pavé "22/11/63" de Stephen King, il me fallait un truc court et pas prise de tronche. Comme je l'avais sous le coude je l'ai lu quasi d'une traite. Je serai moins exalté que pour les...

le 22 nov. 2015

Du même critique

Darkest Dungeon

Darkest Dungeon

6

silaxe

700 critiques

Pile ou face ? Pile je gagne, face tu perds.

Non. Darkest Dungeon malgré ses qualités évidentes est un jeu qui m'a particulièrement soulé. Acheté en version beta il y a plus de six mois, je me suis replongé dans cette aventure sinistre depuis...

le 30 janv. 2016

Fondation - Le Cycle de Fondation, tome 1

Fondation - Le Cycle de Fondation, tome 1

5

silaxe

700 critiques

Il était une fois dans une lointaine galaxie...la déception.

Je vais probablement fâcher beaucoup d'entre vous mais personnellement je n'ai pris aucun plaisir à la lecture de ce premier tome du célèbre cycle d'Asimov. N'étant pas un lecteur adepte de...

le 19 juil. 2015

Par-delà le bien et le mal

Par-delà le bien et le mal

8

silaxe

700 critiques

On ne hait pas tant qu'on méprise. On ne hait que son égal ou son supérieur.

Il faudrait faire une exception pour Descartes, le père du rationalisme (et par conséquent le grand-père de la Révolution), qui ne reconnaissait d'autorité qu'à la seule raison : mais la raison...

le 3 févr. 2017