A noter en premier lieu que, comme la couverture ne l'indique pas, il s'agit du deuxième volet de la série des Hommes sans futur. Ceci dit, le fait de ne pas connaître le premier tome, comme c'était mon cas, n'est pas pénalisant.
Pierre Pelot n'y va pas avec le dos de la cuiller, comme on dit. Son univers n'est pas seulement de rouille, il est très organique, on y perd des membres comme aujourd'hui on perdrait ses clés, il y a des épidémies à côté desquelles le COVID fait figure de petit rhume, l'humanité est condamnée par l'apparition d'une race supérieure de mutants dont ils ne savent pas grand chose, et l'environnement est tellement détraqué que la Méditerranée n'est plus qu'une flaque huileuse. Entre autres.
Bref, le fun absolu.
Un monde où il fait bon vivre.
Le début, mettant en scène une survivante miraculée d'un charnier, nue et devant survivre dans un univers gelé, donne le ton. C'est sordide, cru, violent, c'est un livre qui veut vous prendre aux tripes.
Qui y parvient, à priori.
Appartenant à l'époque au genre bien implanté du post-apocalyptique version environnementale, Saison de rouille parvient grâce à son rythme à caler pas mal de thèmes différents.