Avec ce roman, on a tout d'abord un rappel du premier chapitre du "Soleil des Scorta", tant le premier chapitre y fait penser dans la manière dont il est traité et raconté, ensuite, et jusqu'à la fin du livre, on pense à "La mort du Roi Tsongor" avec cette histoire du genre fantastique, qui se déroule dans une époque et dans des lieux qui ne sont pas clairement définis. S'il était condensé, on pourrait penser à un épisode de l'ancien testament tant les valeurs mises en relief par les personnages et l'action de cette histoire sont fortes et s'expriment avec détermination, violence et sérénité aussi. C'est une nouvelle histoire d'amour, de vengeance et de rédemption, avec pour point de départ le thème de l'exclusion et de la crise d'identité, thèmes qui étaient également déjà abordés dans "Le soleil des Scorta" et qui semblent être chers à l'auteur.
Ce livre se lit comme un conte, une fable, pour réfléchir aux conséquences de l'intransigeance et de l'exclusion, travers si fortement ancrés dans le genre humain, qui ont pour conséquences la haine et l'errance, sans jamais oublier leur antidote également présents dans le cœur des hommes : l'amour et l'acceptation de l'autre, valeurs sans lesquelles les esprits et les corps sont condamnées à ne jamais être en paix.