La chronique littéraire sur les radios de l'Arc jurassien
Joanne et Gerry Dryansky étaient partis d'une bonne idée, écrire chacun l'une des deux narrations du livre : Angie, et le narrateur omniscient.
À chaque passage de chapitre, même si le style des auteurs n'est pas totalement opposé, on perd le fil, le rythme est cassé. Il faut se remettre dans la bonne personne et c'est désagréable.
Une autre fausse bonne idée, celle de mélanger une histoire de tueur en série avec une histoire d'ados en train de se construire et d'entrer dans le monde des adultes.
On n'est ni dans un thriller, ni dans un roman d'ados, à mi-chemin entre les deux, on se cherche, on ne comprend pas le but, bien que Ross, l'ami d'Angie, soit étroitement lié à ces meurtres. Et la révélation n'en est pas une, puisque les auteurs ne nous livrent que du flou, des suppositions et que c'est extrêmement frustrant, même si je ne suis pas une adepte des scènes dures et gratuites.
Belle idée de scénario, qui aurait pu faire un excellent livre. J'aurais voulu avoir en tête des images de Virgin Suicides, le film auquel l'ambiance de Satan Lake est comparée, et pourtant ce n'est pas force d'avoir essayé. Manqué !