Sensorium
-
Sensorium

livre de Abha Dawesar (2012)

Décidément, Abha Dawesar aime bien se démarquer et se faire remarquer. Qu'elle fasse dans la provocation érotique ou la critique sociale de l'Inde comme dans ses romans précédents, d'intérêt fort inégal, ou dans l'autobiographie complexe et kaléidoscopique comme dans Sensorium. Voici un livre qu'il faudrait lire en deux fois : la première pour suivre le récit principal, qui s'attache aux états d'âme d'une plasticienne en résidence dans le nord de la France avant de rejoindre Delhi puis New York, aux prises alors avec une mystérieuse maladie ; la deuxième pour découvrir les mille et une informations délivrées sous forme de croquis, de dessins ou de courts textes à teneur scientifique, historique ou artistique, parfois façon wikipédia. Le problème est que Abha Dawesar alterne à chaque page et qu'il est tout bonnement impossible de suivre l'intrigue principale, déjà peu passionnante, sans être distrait par cette foultitude de renseignements qui ont à voir peu ou prou avec l'argument du roman. Il règne une grande confusion dans ce livre comme un fleuve charriant ses alluvions par centaines. L'assurance pour le pauvre lecteur d'être ballotté entre deux rives et de finir noyé sous les références. Quelle entreprise bizarre et inconfortable !

Cinephile-doux
3
Écrit par

Créée

le 10 janv. 2017

Critique lue 96 fois

Cinephile-doux

Écrit par

Critique lue 96 fois

D'autres avis sur Sensorium

Sensorium

Sensorium

3

Cinephile-doux

le 10 janv. 2017

Suivre

Autobiographie kaléidoscopique

Décidément, Abha Dawesar aime bien se démarquer et se faire remarquer. Qu'elle fasse dans la provocation érotique ou la critique sociale de l'Inde comme dans ses romans précédents, d'intérêt fort...

Du même critique

Anatomie d'une chute

Anatomie d'une chute

6

Cinephile-doux

le 28 mai 2023

Suivre

Procès d'intentions

Depuis quelques années, le cinéma français, et plus particulièrement ses réalisatrices, trustent les lauriers dans les plus grands festivals. Au tour de Justine Triet d'être palmée à Cannes avec...

France

France

8

Cinephile-doux

le 25 août 2021

Suivre

Triste et célèbre

Il est quand même drôle qu'un grand nombre des spectateurs de France ne retient du film que sa satire au vitriol (hum) des journalistes télé élevés au rang de stars et des errements des chaînes...

The Power of the Dog

The Power of the Dog

8

Cinephile-doux

le 25 sept. 2021

Suivre

Du genre masculin

Enfin un nouveau film de Jane Campion, 12 ans après Bright Star ! La puissance et la subtilité de la réalisatrice néo-zélandaise ne se sont manifestement pas affadies avec Le pouvoir du chien, un...