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L'été 1972.
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Septembre noir ? Oui, bien sûr, le nom d'une organisation terroriste palestinienne qui s'est fait connaître mondialement avec la prise d'otage d'athlètes israéliens les 5 et 6 septembre 1972, à Munich, pendant les Jeux olympiques. Il en est question dans le roman de Sandro Veronesi, puisque son action se déroule précisément à cette époque, mais c'est à une histoire intime et familiale que nous convie l'auteur italien, comme des souvenirs égrenés par le narrateur du livre, alors qu'il avait 12 ans et passait des vacances heureuses sur la côte toscane, jusqu'au moment où...
D'emblée, le ton est donné, il va se passer quelque chose de terrible, de marquant à vie, pour ce garçon qui éprouve ses premiers frissons amoureux, au côté d'une jeune voisine de plage irrésistible et bien plus intelligente que lui, soit dit en passant. Mais attention, avant de connaître le point crucial, il faudra patienter pendant grosso modo les 3/4 du récit. Mais comme c'est Veronesi qui est aux commandes, il n'y a pas matière à se ronger les sangs. Son style est comme toujours fluide et il n'a pas son pareil pour évoquer des événements anodins, mais tellement importants quand l'adolescence n'en est qu'à ses prémices. Le narrateur s'exprimant quelque cinquante ans après cet été mémorable, c'est l'occasion pour cet homme désormais apte à la nostalgie, de commenter les faits et gestes de celui qu'il était alors, à peine sorti de l'enfance, naïf, innocent, un peu stupide aussi, mais capable de grandes passions, comme celle du sport, par exemple. Ce qui nous vaut de jolies pages sur le courage du cycliste Franco Bitossi, la saison des Ferrari en Formule 1 ou encore les exploits des athlètes italiens aux J.O qui allaient continuer après le massacre. Et enfin, arrive le moment-clé, tant attendu, qui vous prend (ou pas pour les plus futés) au dépourvu. Il y a assez peu d'indices distillés auparavant et il n'est évidemment pas question de dévoiler quoi que ce soit dans ces lignes. Sandro Veronesi ne sait pas décidément pas ce que décevoir ses lecteurs veut dire et il pourrait raconter 30 jours de pluie consécutifs dans une chambre d'hôtel sans occupant que cela serait certainement passionnant sous sa plume agile.
Un grand merci aux éditions Grasset et à NetGalley.
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Créée
le 5 janv. 2026
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