Simetierre c'est un classique de King, peut-être un de ses plus connus, et sûrement un de ses plus connus. Mais ça veut pas dire que c'est mieux, et Simetierre m'aura finalement laissé un goût doux-amer. Alors oui, la dernière partie est angoissante à souhait, et le thème de la mort est abordé avec une froideur à en glacer le sang. Seulement, ça fait seulement le dernier quart du livre (et encore, plus un cinquième de mémoire).
Parce que le reste du temps, c'est plutôt long, ça s'étale, ça digresse sur du rien, on sait jamais trop si ça avance. Alors certes, ça ne rend l'élément déclencheur que plus violent, d'autant plus que celui-ci est introduit de façon que, sans spoiler, on pourrait juger de "fataliste". Mais voilà, ça fait qu'en attendant on passe 80% du bouquin à se demander si il va se passer quelque chose.
Bref, un Stephen King très accessible et diablement intense sur la fin, mais que je trouve finalement assez vide et oubliable autrement.
Mais bon, au moins j'aurais découvert les Ramones avec ça.