Comme je le répète souvent : les îles ça pue le surströmming en décomposition.
L'île paradisiaque c'est par où?
C'est par ici?
Ou c'est par là?
C'est par ici?
Ou c'est par là?
Non c'est pas par là!
Attention, dans ce lieu au milieu de l'océan, éloigné de toute civilisation, sans portables ni wi-fi, des mâles lubriques se font tuer de manière très brutale.
Heureusement, ils auront tous copulés comme des lapins avant d'être découpés.
Ah ouf !
Et une des règles principales dans le slasher : si tu n'es plus puceau alors...Tu vas mooouuuriir...
Fidèle à elle-même, Violaine nous offrira la recette de l'horreur : on aura un mélange de phallus, de gonades, d'anus, de fluides, de moules, d'huitres, de concombres, de sang, d'étron, de viscères, de membres tranchés... Mais je suis déçue : pas de bifle assommante cette fois-ci.
Et il est où Francis? Je ne sais même plus qui clamse en deuxième.
Si l'histoire de départ tient moyennement la route, la suite est encore pire et personnellement c'est ce que j'adore. C'est comme si elle posait une toile vierge sur un mur et qu'elle balançait de l'excrément, du sang et du sperme sur la toile et qu'à la fin t'as le portrait hyper réaliste de Michael Berryman qui te fait un doigt d'honneur. Voilà. Et c'est cela que je kiffe chez cette auteure. Les conventions, la crédibilité, les cohérences, on s'en fout, du moment qu'on en prend plein les mirettes. Comme un slasher de série Z...
Il manque une moustache quand même dans tout ça.
Sinon, j'apprécie que pour une fois, les victimes ne soient pas des blondes aux gros seins qui courrent en bikini pour échapper au tortionnaire... Et puis ce petit message sur la vengeance bien méritée rajoute toute mon approbation (pas de slasher sans vengeance ni fille finale).