Si tu pensais que Stephen King en duo avec son fils Owen allait donner un cocktail explosif de suspense et d’horreur, Sleeping Beauties est là pour te rappeler que parfois, même les grands maîtres peuvent s’égarer dans un concept plus long que captivant.
L’histoire ? Un mystérieux virus frappe la population féminine : chaque femme qui s’endort se retrouve enfermée dans un cocon et ne se réveille plus. Si quelqu’un tente de la réveiller ? Oups, elle devient ultra-violente. Pendant ce temps, le monde des hommes se retrouve livré à lui-même (et comme on pouvait s’y attendre, ça part vite en cacahuète). Au centre de tout ça, une femme nommée Evie, qui semble immunisée contre ce drôle de phénomène… et qui attire toutes les convoitises.
Le gros point fort ? L’idée est géniale. Un monde où les femmes disparaissent dans une dimension parallèle pendant que les hommes se débrouillent tant bien que mal (plutôt mal, d’ailleurs), c’est un postulat qui a de quoi faire frissonner et réfléchir. On sent la patte Kingienne dans certaines scènes bien glauques et dans la description du chaos ambiant.
Le hic ? C’est beaucoup, beaucoup trop long. L’intrigue met un temps fou à s’installer, les personnages sont nombreux (trop ?) et certains arcs narratifs ne semblent exister que pour rallonger la sauce. Ajoute à ça un ton parfois trop moralisateur sur les rapports hommes-femmes, et on passe vite du thriller haletant à un épisode trop bavard de Black Mirror.
Bref, Sleeping Beauties, c’est un concept intriguant, des passages réussis, mais une exécution qui s’étire au point d’endormir… un comble pour un livre qui parle de sommeil. À lire si tu es un fan inconditionnel de Stephen King et que tu as la patience d’un moine bouddhiste devant une file d’attente de la CAF.