Avant Mad Max, après mai 68, il y a Pouy.

Petit opus, qui se lit vite, qui se déguste par paragraphe.
Ça exhale la furie, ça suinte la référence littéraire, ça délire la nomination.

Les piteuses guerres de gang américaines n'ont qu'à bien se tenir, dans cet univers où s'affrontent Autognomes, Jdanov rouge, Tampax aeternam et nos amis de la Fraction Armée Spinoziste. Les Jeunes Hégéliens n'ont qu'à bien se tenir.

Bienvenue en Phrance où les redneck perdent du terrain et où la violence est burlesque (plus jamais vous ne regarderez le sacré coeur de la même manière... je vous le promet).

Pouy est le roi de la narration et aime jouer avec les mots. La structure qui fait jouer les différents modes d'écriture donne au texte une allure de voie express et les enjeux suivent la ligne blanche des romans noirs les plus purs.

L'entrée en violence parfaite pour les cultivés qui rêvent de brûler l'auto-fiction française qui pourrit mollement sur les devantures graisseuses des libraires à la mode.

Oui, l'éthique mettra à bas l'esthétique !
Misarweth
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le 27 mars 2011

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Misarweth

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