The Long Way to a Small, Angry Planet



Un space opera en huis clos feel-good inclusif et centré sur ses personnages, c'est inhabituel et je trouvais l'idée super intéressante. Malheureusement il déçoit sur absolument tous les points.



  • Un huis clos : pas vraiment, beaucoup de chapitres se passent hors du vaisseau, et on passe très peu de temps sur le quotidien des personnages dans le vaisseau. Pas de développement de leurs relations, pas de temps passé sur leurs vies, leurs habitudes, leurs traditions. Certains personnages interagissent très peu entre eux, on a pas du tout cet effet grande colloc' sur un vaisseau spatial.
    • Centré sur ses personnages : c'est censé être "character-driven" plutôt que "plot-driven", effectivement le plot est abyssal, mais les personnages sont unidimensionnels et n'évoluent pas. Il n'y a que la pilote qui a un intérêt mais même elle n'évolue pas et son histoire d'amour avec la protagoniste prend 8 paragraphes à tout casser sur 500 pages.

    • Un space opera : y a quelques aliens qui sont intéressants, mais tout est très en surface et les différences biologiques et culturelles sont mentionnées sans être vraiment montrées ou importantes.

    • Inclusif : malgré sa réputation, on reste sur du très binaire, tous les aliens sont mâles ou femelles, les relations sont très hétéro à une exception près, les questions de genre, de culture et d'ethnicité sont absentes alors que l'un des grands thèmes c'est accepter les autres malgré les différences.


Le rythme est super bizarre, c'est un peu un chapitre/une histoire, et les choses bougent tellement peu entre l'intro et le dénouement que la bonne dizaine de chapitres entre les deux pourrait être lue dans n'importe quel ordre. Ça passe à peine dans une série télé d'humour, et dans un livre de SF ça passe pas du tout pour moi. Si je lis pas pour une histoire c'est pour les persos, ils doivent évoluer, interagir, faut quelque chose quoi. Une autre grande frustration dans ce livre, le nombre d'ellipses temporelles, qui cassent complètement le titre (un long way qui parait très court) et qui éliminent tous les passages intéressants. Dès que j'attendais une scène avec impatience, on a un saut de paragraphe et un "on retrouve nos héros préférés après que ce soit fini". C'est dommage d'avoir 500 pages par quelqu'un qui a pas envie d'écrire...


C'est long, c'est chiant, rien de substance n'est traité on nous montre des choses injustes et horribles, mais comme c'est feel-good tout est balayé sous le tapis. Le Wayfarer est censé être cette grande famille et ce cadre professionnel rêvé alors qu'en y regardant de plus près y a des trucs super toxiques aussi.


Franchement une perte de temps, et malgré quelques chapitres et concepts sympas, c'est long, on s'ennuie.

Mhars
4
Écrit par

Le 29 janvier 2020

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Mhars
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