Un matin de printemps, un vieil homme arrive dans la petite ville de Golden, en Géorgie. Personne ne sait d’où il vient, ni pourquoi. Il s’appelle simplement Theo. Il s’installe discrètement, fréquente le café local et y découvre quatre-vingt-douze portraits au crayon dessinés par un artiste local nommé Asher. Ces visages sont ceux des habitants de la ville. Theo décide alors, un par un, de les acheter pour les remettre à leurs « véritables propriétaires ». À chaque remise, une rencontre. Une histoire. Une nouvelle amitié naît.
Theo n’est pas un roman d’intrigue au sens classique. C’est une succession de moments : Theo écoute, regarde, donne sans rien attendre en retour. Il ne se raconte jamais. Pourtant, il porte lui-même une histoire lourde, que le lecteur découvre progressivement. Le livre avance ainsi de rencontre en rencontre.
La structure du récit est assez répétitive : Theo achète un portrait, contacte la personne concernée, celle-ci se confie et il l’écoute avec une bienveillance infinie. Tous les obstacles se résolvent presque toujours par la gentillesse et la générosité de Theo. Cela ressemble plus à un conte moral qu’à un roman réaliste. La fin apporte une dimension plus profonde. Même si c’est parfois « trop beau pour être vrai », c’est un roman reposant qui fait du bien.