Ce qu'il y a de bien avec la littérature, c'est que l'offre est tellement pléthorique que l'on est toujours en train de découvrir de nouveaux auteurs ; et ce, même si ces auteurs ne le sont pas, nouveaux. C'est le cas pour moi avec Christine Angot que je découvre avec Un amour impossible, qui se trouve pourtant être déjà son dix-neuvième roman. Dans cet ouvrage autobiographique, elle décortique et expose la relation qu'elle a entretenue au fil des années avec sa mère qui l'a élevée seule, à l'ombre d'un père absent ; cette relation n'a pas été simple et l'amour entre l'auteure et sa génitrice, passée la petite enfance, loin d'être inconditionnel. Mais a-t-il réellement été impossible pour autant comme le suggère le titre ? La lecture du livre permet d'avoir la réponse à cette question.
Sans avoir été époustouflé outre mesure par le récit – ce à quoi je m'attendais au vu des nombreuses critiques élogieuses à son endroit que j'ai pu lire ici et là –, j'ai tout de même pris du plaisir à lire ce roman. J'ai été ému par cette mise à nu et cette plongée en apnée dans cette relation mère-fille complexe, ému par l'histoire de ces deux femmes qui se sont peu à peu éloignées à cause d'un homme qu'elles ne voyaient pourtant pratiquement jamais, à cause d'un homme qui s'est livré à l'une des pires immondices qu'il soit : l'inceste. Entre non-dits et ressentiments, ces deux femmes ont essayé d'avancer dans la vie, de frayer leur chemin en dépit des difficultés que la vie leur a balancées à la figure.
Un livre poignant, écrit sans fioritures, dans lequel Christiane Angot se livre sans pudeur.