Mais quel régal de retrouver le commissaire Adamsberg et toute son équipe, que l'on suit depuis (oh wait !..) 35 ans...
Mais surtout quel régal de retrouver l'écriture de Fred Vargas dans ses romans policiers.
Des personnages et des situations décrites avec finesse et beaucoup d'humour, un amour des mots qui transpire à chaque page, un scénario travaillé jusque dans les moindres détails. Une histoire moins sombre que dans les précédents épisodes, qui nous emmène un peu plus loin que les provinces françaises habituelles.
On s'y promène, en savourant chaque page (en s'exhortant même à ne pas lire trop vite pour faire durer le plaisir), en se cultivant et comment je pourrais expliquer ça? En ayant l'impression que c'est l'auteur qui nous raconte. Pas comme dans les polars actuels où on voit clairement s'intercaler dans le texte de l'auteur des blocs d'informations visant à crédibiliser le récit et qui semblent avoir été écrits par d'autres ou alimentés par l'IA. Mmmmh, voyez?
J'imagine que le fait de suivre ce héros et ses acolytes depuis longtemps participe au plaisir aussi,. Je me suis demandée à quelle vitesse un lecteur, qui commencerait par ce roman, entrerait dans la bande Adams pour ne pas dire la famille)...
Bref, dans mon panthéon de commissaires, qui va d'Hercule Poirot et Laviolette à Wallander et Erlendur, en passant par Montale et même Lola Jost, Adamsberg est un grand, un très très grand !!