Dans une chambre d’un hôtel de Moscou se retrouvent quatre femmes pour parler d’un amour commun : le poète Vladimir Maiakovski. En tout premier lieu, il y a Lilia, la grande sœur d’Elsa (vous savez celle qui a épousé Aragon …) qui formait un trio aux mœurs très libres avec Maiakovski et son mari pendant des années, qui était une sorte de port d’attache entre les différentes conquêtes de Maïakovski, même s’il n’y avait plus aucun lien charnel entre eux. Si Lilia est la plus ancienne, elle se situe également géographiquement entre Moscou et Petrograd. Son Maiakovski est une sorte de Janus du sexe poétique. Vient ensuite Elly, à New-York, passion d’une nuit qui dura huit semaines et dont naitra la fille unique de Maiakovski. N’oublions pas la belle Tatiana de Paris, Russe blanche qui vivra un amour platonique et se verra offrir le mariage. Et enfin Nora, la comédienne de Moscou, la dernière qui assista à son suicide à la roulette russe. Son Maiakovski n’est qu’un obsédé sexuel imbu de lui-même… Une foire d’empoigne s’ensuit car chacune veut défendre son poète, se veut sa muse ou du moins la plus importante ….
Portrait croisé écrit sous la forme de dialogue, cette évocation du chantre du futurisme communiste, ami et adversaire de Pasternak, n’acceptant pour règles ou contraintes que le sexe, la poésie et la révolution donne l’image du poète maudit, lumineux et sombre à la fois ….
Bonne lecture donc !