Critiques de locsi

Aftersun

Aftersun

5

locsi

le 28 févr. 2023

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Polaroïd

Sophie, à 11 ans, filme son père avec un caméscope. La vidéo est mise en pause, et l’on aperçoit le reflet de ce que l’on devine être Sophie adulte, regardant l’écran. D’emblée, Aftersun se situe sur le plan de la remémoration. L’image s’ajoute comme une prolongation d’archives parcellaires, dans...

Inu-Oh

Inu-Oh

6

locsi

le 2 déc. 2022

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Vertiges de la création

Comme on peut s’y attendre la plupart du temps avec Yuasa, ce sont ici la folie visuelle et la générosité de la mise en scène qui l’emportent sur un récit dont le rythme effréné donne la sensation d’un d’un tourbillon incontrôlable (dont le dernier plan s’en fait par ailleurs l’écho). La structure...

Dune

Dune

5

locsi

le 11 oct. 2021

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Aridité cosmique

Il semble avec Dune que la compétence de Denis Villeneuve se manifeste avant tout par le montage. Tout a l'air d'être fait pour que celui-ci reste toujours dynamique, et le perfectionnisme déployé à cet effet a sans doute de quoi impressionner. La narration, de fait, est motivée tout du long par...

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle

Onoda, 10 000 nuits dans la jungle

6

locsi

le 1 août 2021

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Chant de guerre

Vers la fin d'Onoda, une séquence vaguement réminiscence du cinéma d'Ozu montre les principaux lieux du drame vidés de toute présence humaine. Si c'est peut-être l'un des plus beaux moments du film, il met cependant en avant l'un de ses choix les plus discutables : l'espace, que l'on soit en...

Nomadland

Nomadland

3

locsi

le 8 juil. 2021

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Les marges du politique

Il y a quelque-chose de presque bâtard dans la façon dont Chloé Zhao semble vouloir mêler les codes de la docu-fiction réaliste avec une esthétique de l'épiphanie individuelle quasi-malickienne sans parvenir à développer pleinement l'un ou l'autre. Il y a une volonté de filmer "l'humain" au plus...

The Father

The Father

6

locsi

le 12 juin 2021

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Critique de The Father par locsi

The Father semble obéir à un double dispositif: d'une part, une écriture cinématographique du temps (montage, raccords – ou "faux raccords"), de l'autre, une écriture théâtrale de l'espace (huis-clos, suggestion, abstraction, etc.). Cela s'explique, on l'imagine, par le matériau dramaturgique...