Nick Cave a vieilli et bien vieilli, puisque le radoucissement formel ne s’est accompagné d’aucune concession ni sur les thèmes, ni sur la démarche « artistique ». C’est donc avec une certaine surprise qu’on le retrouve, enragé comme au premier jour, sur ce blues-punk incantatoire digne de ses plus belles années. Pourtant, ne nous méprenons pas, et le clip hilarant qui accompagne la chanson est là pour en témoigner, les Mauvaises Graines ont plutôt envie de rire que de mettre le feu ; l’extraordinaire excitation que génère ce « Baby I’m on Fire » n’empêche pas l’hilarité devant l’ineffable galerie de portraits (où l’on ne peut s’empêcher de se reconnaître, par ci par là) qui défile pendant les 15 minutes de la chanson. Epique !