Une voix dans les ruines douces
Dans le silence des villes fatiguées,
une voix s’élève, douce comme une lumière qui hésite.
"Grown Ups" ne chante pas la victoire,
elle apprend à respirer dans les interstices du manque,
là où les jours passent sans promesse
et où l’âme marche pieds nus dans ses propres ruines.
Il n’y a pas de grands gestes ici,
seulement des épaules qui tiennent debout
par habitude, par instinct, par oubli de s’effondrer.
Et pourtant, dans cette fatigue qui ressemble au monde,
quelque chose tremble encore
une tendresse discrète,
une main invisible posée sur la nuque du chagrin.
La voix de Sondia ne sauve pas,
elle reste.
Elle reste comme demeure la pluie
après que tout a cessé d’attendre.
Et dans My Mister, elle devient cela :
un abri sans toit,
un refuge sans promesse,
une façon d’être humain
sans avoir besoin d’aller bien.
Juste tenir.
Encore un peu.
Comme si cela suffisait déjà à être vivant.