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Trompeur...
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le 2 avr. 2017
Après environ un demi siècle, j'ai pu faire bon nombre de déductions de toutes sortes. L'une d'entre elles se rapporte à ce que je répète constamment concernant le fait que je suis dans le camp des gentils. Malheureusement, et bien que je juge l'affirmation honorable, ça ne sert strictement à rien. L'honnêteté, la droiture, les valeurs altruistes ne servent qu'à se donner bonne conscience. Le ciel et sa miséricorde doit probablement ressembler à la terre et faire, à la manière d'une passoire, entrer n'importe quel enfoiré de fils de pute, de merde. Donc, ce que j'interprète bien innocemment, est, de façon stoïque et totalement athée, que peu importe tes agissements, 2 choses demeurent evidentes. Personne n'aura le monopole d'être dans les bonnes grâces de notre bon seigneur. Tu es une merde ou un ange, même traitement. Et, deuxièmement, que je choisisse la noirceur ou la lumière, il y aura inévitablement de l'ombre.
Ainsi, comme la matrice se constitue de binaire, on regroupe souvent les choses en 2 camps. On le choisit en fonction de notre nature et on s'y astreint la vie durant. D'autres , suite à une épreuve, changeront en cours de route. Du blanc au noir, du bien vers le mal... Toutefois, entre les deux existe un monde de possibilités qui influence la palette de couleurs. C'est exactement a cet endroit que j'ai de la difficulté à m'inserer. Pour moi, les entre-deux correspondent à une prise de position tristement molle, hésitante, assez près de l'évitement. Quelqu'un de trop neutre finit par me faire chier dû à cette propension à s'en laver les mains. Tôt ou tard, il y aura un choix à faire afin de se situer et tant qu'à laisser planer le doute, fais-le maintenant tête de cul. Ca évite la perte de temps et ça sécurise le camp choisi en annulant du même coup l'espoir de l'autre partie.
Concernant la chanson, inutile de répéter que la recette se maintient toujours à un haut niveau de dextérité, proche de la virtuosité. Et, avec un tel titre, on ne laisse aucune place au doute. Le noir prédomine sans hésitation et on le ressent foutrement bien musicalement mais aussi lorsqu'on évoque le titre, chanté de manière quasi démoniaque, brutalement, avec une certaine folie. Cette folie, justement, manque affreusement à mon identité. Toujours cartésien, respectant l'étiquette, ne remuant pas la merde, sans jamais faire chier qui que ce soit. En bout de ligne, aucun bénéfice n'en ressort, la réciprocité a rendez-vous ailleurs, le respect s'est fait la malle. Le résultat s'avère une amertume existentielle, un dédain profond pour une masse vide de valeurs humaines, une recherche constante d'un repos mental et une furieuse envie de tabasser tout le monde à grand coups de pelle. Législation oblige, je fais preuve d'une excellente retenue tout en ayant imaginé au moins cents fois ta tête dans le broyeur à déchets. Il me faudra d'ailleurs essayer de m'affranchir de mon aptitude à demeurer gentil et empathique face à une humanité qui n'en a rien a foutre. Possible que de tenter l'inverse puisse puisse agrémenter un univers gris foncé.
Je ne suis pas gothique. Ni sataniste. Ni néo-rien à foutre. On m'a juste affublé d'un coeur blanc dans un esprit noir. Le mélange ne s'harmonise pas tellement bien et résulte en un combat continuel entre la tête et le coeur. Le coeur est fatigué. Exténué. Rompu. La tête prend le relais certes, mais à quel prix ?
L'appétit pour la noirceur. La vraie, la violente. Une " life in black "...
Créée
le 29 mai 2025
Critique lue 19 fois
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