Femmes déchainées, femmes dans tous leurs états, ici entre veuve noire et mante religieuse. Plus près du corps, du cœur. Sans pitié, mais sans certitudes : plus physiques, plus enragées que les hommes. Jusqu'au bout de l'auto-destruction, mais sans oublier d'aimer la vie tout au long du chemin, de l'aimer jusqu'à la baiser, aussi. QueenAdreena met le feu à nos pulsions, entre sensualité sans complexes et état de choc, entre hébétude vacillante et furie sanguinaire : c'est si bon, c'est si beau aussi, ces riffs vicieux, cette rythmique de plomb, et surtout cette voix qui caresse et déchire à la fois. Caresse et déchire la peau et la chair en dessous, pendant qu’on y est. Le sucre glitter mélangé aux explosions hardcore, l’Iguane ressuscité en petite fille qui joue encore aux poupées Barbie, déjà sous prozac. Et leur arrachant les membres un à un. [Critique écrite en 2007]