Parfois, quand le petit ou le grand écran s'attaquent au Roi King, on frise le chef d'oeuvre (Shining, Les Evadés). Parfois, non...


Les amateurs le savent, il y a du bon et du moins bon dans l'oeuvre prolifique du maître de l'horreur et du suspense. En ce qui concerne les adaptations littéraires au cinéma ou à la télé, c'est souvent très décevant. Et que dire de la carrière de l'ovni James Franco, aux allures de montagnes russes.


Alors quand Franco apparaît à la télé dans une adaptation d'un bouquin de King, on ne sait pas où on met les pieds. Avec 11.22.63, c'est plutôt une bonne surprise au bout du compte, malgré quelques défauts par-ci par-là.



Pitch



Jake Epping est prof d'anglais à Lisbon, Maine. En plein divorce, il mène une vie somme toute classique jusqu'à ce qu'Al, son ami qui gère le Diner du coin, lui permette de voyager dans le temps via une faille spatio-temporelle au fond de son resto.


Seulement voilà, quand on "descend" dans le passé, on arrive toujours au même endroit, au même moment, en 1960. Et quand on remonte, il ne s'est écoulé que 2 minutes dans le présent.


Jake va devoir reprendre la mission que s'est donné Al : partir en 1960 et tenter d'empêcher l'assassinat de Kennedy par Lee Harvey Oswald le 22/11/63. Normalement, sans créer de lien avec le monde extérieur. Finalement, c'est presque ça le plus difficile.



Les +




  • Du monde au casting, que ce soit à la production (JJ Abrams, Bridget Carpenter), ou parmi les acteurs : James Franco, très bon dans le rôle principal, l'excellente et trop rare Sarah Gadon, et surtout la révélation Daniel Webber, étonnant dans le rôle tout en nuances d'Oswald.


  • Une reconstitution des 60's américaines de très bonne facture, avec tout ce qu'elle compte de ségrégation, de désinvolture et de belles voitures. Une drôle d'époque avec le recul.


  • Le début de la série, qui place les enjeux sur les deux premiers épisodes, et la fin, qui clôture l'histoire avec beaucoup de rythme et, surtout, ne permet pas d'imaginer l'écueil absolu qu'aurait pu être une saison 2.




Les moins




  • trop de liberté avec l'oeuvre originale, avec notamment un personnage central rajouté. Surtout, certains pans majeurs de la société de l'époque, creusés en profondeur par Stephen King, trop mis de côté, comme la ségrégation. Quand ils ne sont pas tout simplement oubliés (crise de Cuba, Guerre Froide).


  • l'écueil dans lequel le livre lui-même tombe : la lenteur au coeur de l'histoire. Le fait que Jake ait des années à passer dans le passé avant de pouvoir accomplir sa mission l'oblige à se créer une "vie normale" en 1960, avec tout ce que ça comporte de routine et d'ennui. Le rythme s'en ressent un peu en milieu de saison.




En conclusion



On pouvait craindre le pire dans la foulée de l'horrible Under the Dome, mais 11.22.63 est finalement une belle réussite. Bien produite, réalisée et jouée, le tout condensé en 8 épisodes avec un début et une fin. Du coup, on attend avec impatience le prochain projet commun de James Franco et Bridget Carpenter, qui serait semble t-il déjà dans les tuyaux.

Matthieu_LC
8
Écrit par

Créée

le 2 sept. 2016

Critique lue 890 fois

22.11.63

22.11.63

8

Ann_ONyme

le 20 mars 2016

Suivre

En plein dans le mille

Les séries tirées de l'oeuvre de Stephen King ne sont pas toujours réussies : gardons à l'esprit Under the Dome, qui démarrait pourtant bien, mais qui n'a pas su tenir la route après sa première...

22.11.63

22.11.63

9

FuckCinephiles

le 7 avr. 2016

Suivre

Critique de 22.11.63 par FuckCinephiles

(Critique - avec spoilers - de la saison 1) Entre Stephen King et cinéma, ce n'est pas franchement une belle histoire d'amour tant le septième art, à quelques exceptions près (Carrie, Shining,...