Ça c’est pas banal

Avis sur Brooklyn Nine-Nine

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Comme la plupart des choses que j’adore j’ai d’abord "méprisé" Brooklyn Nine-Nine. Voyant passer différents extraits sur les réseaux, des critiques, et surtout une communauté de fan ulcérée par l’annulation de la série ( annulation qui n’a duré qu’un temps restreint, même selon les standards de Netflix). J’avais donc comme image de la série une sorte de sous-sitcom post 2010, à l’univers lisse. Et c’est vraiment cool de dire que je me trompais.

L’histoire prend place dans le commissariat du 99e district de police de New-York. On y suit une équipe de lieutenant de police aux caractères très variés ( sans jamais être trop clichés, en tout cas pour moi ), qui oscille entre parade nuptiale entre collègue et humour absurde désamorcé. Sans vraiment trop s’attarder sur les crimes, la série détaille surtout ses personnages petit à petit en évitant soigneusement de tomber dans la sitcom théâtrale ( qui a pourtant des influences discrète, mais efficace dans la série).

Et franchement le cocktail humoristique m’a séduit. Autant j’avais peur d’être rapidement agacé par le personnage principal ( à savoir le lieutenant Jake Peralta ), force est de constater, qu’après trois saisons en deux semaines, mon instinct s’est fourvoyé. Cela est principalement dû à l’ambiance intimiste de la série. Alors oui, on est pas dans un faux documentaire alors le parallèle avec d’autre série du genre s’arrête là. Mais on retrouve cette proximité avec les personnages qui donne l’impression d’assister à une scène juste en face de soi. Et la façon de filmer y est pour beaucoup, avec cette fausse impression d’être constamment focaliser sur les points d’attention, comme un oeil le ferait naturellement. Et on en arrive à un style de comédie que j’apprécie : rire à cause des personnages et non d’eux.

L’alchimie des rôles entre eux ( et de leurs interprètes) crée vraiment une ambiance agréable et les épisodes s’enchaînent limpidement. Un défi à l’heure où certaine série du même genre ont tellement envie de se démarquer, qu’elles finissent par créer des simples courts-métrages aux thématiques et environnements similaires. Brooklyn Nine-Nine fait partie de celle qui se crée une identité, et qui ne manque pas de retors scénaristique pour continuer d’accrocher le spectateur avec des thématiques plus poussées : Abandon du père, relation amoureuse suis moi je te fuis, l’homosexualité dans la police. Sur le papier ça sonne comme une énième série engagée ou qui suis simplement la recette succès en vogue depuis la fin des 90’s. Mais selon moi ce n’est pas le cas.

Il est probable que l’humour ne plaise pas à tous, surtout en France où je n’avais que très peu entendu parler de cette série. Cela dit, Brooklyn Nine-Nine est la première série à m’avoir accroché depuis ma découverte de The Office US en début d’année. Un bon humour absurde, mais ciselé comme on en voit, finalement pas beaucoup.

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