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Un passionnant huis clos dans le bureau complètement désuet du psychothérapeute Paul Weston.

La série est construite dans un ordre chronologique. Durant la première saison, à 9h tous les lundi, Paul reçoit Laura, et ainsi de suite avec les trois autres patients. Quand le week-end pointe son nez, c'est tout naturellement que Paul se rend lui même chez sa thérapeute pour débriefer (non sans accrocs).

Ne vous attendez pas à des reconstitutions de souvenirs, des plans extérieurs ou un montage tordu avec flash-back et consort. Juste - des - dialogues : accompagnés par des champs/contrechamps et de très légers mouvements de caméras ainsi que quelques notes de musique d'une discrétion absolue.

Le but recherché est incontestablement la justesse. Le jeu des acteurs et l'écriture s'approche de la perfection, à l'image du psy qui est loin d'être omniscient. Il se trompe parfois, ce qui augmente le réalisme de la série.

Malgré une mise en scène assez sobre, le tout n'est jamais rasoir. En grande partie car les patients ne sont pas tout à fait des personnalités lambda. Ils sont extrêmement rentre-dedans et ne cessent de bousculer Paul.

D'ailleurs, on s'attache vite, très vite à ce docteur Paul Weston... formidablement interprété par Gabriel Byrne, un acteur hollywoodien sous-exploité (Usual Suspect).

En deux mots... un quinquagénaire coincé entre ses problèmes sentimentaux, l'éthique du métier et ses propres blocages. Il est d'une tristesse touchante, et son empathie envers les autres semble réelle.

10/10 n'est pas une note anodine. Pour moi il s'agit bel et bien d'un chef d'oeuvre : le pari réussi d'un équilibre difficile entre justesse/vérité et spectacle/divertissement qui marche à 200% grâce aux riches rebondissements et aux acteurs.

*Il s'agit accessoirement d'un remake d'une série israélienne nommée BeTipul, pour ceux qui comprennent l'hébreu.

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