Avis sur

Hell on Wheels par Naboulet

Avatar Naboulet
Critique publiée par le

Critique réalisée après vision des trois premières saisons.

Déjà, on va mettre les choses au point de suite. Hell on Wheels bouffe Deadwood, il le défonce, le martèle et le renvoie chez sa mère.

Maintenant que j’ai effectué la comparaison débile adéquate, passons à la critique de cette magnifique série ^_^.

Hell on Wheels se déroule dans le contexte de la construction du rail américain avec tous les problèmes qui en découlent : Indiens, concurrence, approvisionnement de ressources dans un environnement hostile, bandits, psychopathes, mormons, conflits entre les clans, les noirs qui viennent d’obtenir leur liberté après la guerre de sécession mais qui ne sont pas considérés encore en tant que tels, tensions après la guerre de sécession, etc.

Hell on Wheels, c’est avant tout des gueules. Les scénaristes ont parfaitement ciselé des personnages dotés d’un caractère fort, des putains de badass qu’il ne faut pas faire chier. Le responsable du casting a ensuite parfaitement fait son boulot en prenant les acteurs qu’il fallait. On a alors des personnages comme Cullen Bohannon, un ancien soldat sudiste qui veut venger le meurtre de sa famille par des soldats nordistes.

Le bonhomme est rugueux, a des yeux bleus durs comme l’acier et n’hésite pas à aller au-devant du danger. Chacune des scènes de fusillade où il avance en marchant et tirant sans ciller est une putain d’ode à l’épique.

On a ensuite d’autres personnages dignes de ce nom tel que Mr. Ferguson, un mulâtre qui a reçu une éducation et qui n’aime pas qu’on le fasse chier. Au fil des saisons, il va devenir un badass à part entière et tisser une amitié particulière avec Bohannon.

Enfin, Hell on Wheels, ce n’est pas que des bourrins, c’est aussi des personnages plus retors comme Thomas Durant, des psychopathes comme Thor Gundersen ou Nathaniel Cole, des personnages féminins (enfin) réussis qui trouvent leur place sans être des connasses finies ou des mégas guerrières amazones de l’espace, je pense à Lily Bell, Eva Toole et plus récemment Louise Ellison.

Le format de 42 minutes est parfaitement adapté à cette série qui en avait vraiment besoin pour développer les différents protagonistes et du coup les différents nœuds dramatiques. En effet, s’il y a bien quelque chose pour laquelle Hell on Wheels ne peut être blâmé, c’est le rythme narratif. Les évènements s’enchaînent avec fluidité, nous donnant envie d’en savoir toujours plus, de toujours voir l’épisode suivant.

On rajoute à cela une ambiance du Far West parfaitement retranscrite à l’aide des décors et des costumes. Le camp boueux du rail rajoute également un cachet assez particulier. Tout ceci nous donne une série vraiment cool.

Néanmoins, on regrettera quelques tournures scénaristiques un peu trop arrangées pour arriver au résultat voulu. Notamment dans la saison 3. On sent que les évènements sont forcés, que les personnages agissent comme des mongols ou reviennent de nulle part juste parce que l’on souhaite « cette » situation. C’est dommage que les scénaristes soient tombés dans ce genre de piège car, personnellement, je me suis senti pris pour un con à ces moments-là. J’espère qu’ils rectifieront ce petit défaut dans la saison 4.

En conclusion, une très bonne série qui prend place dans le Far West avec des personnages soignés aux petits oignons. Si vous aimez cette période, il serait idiot de bouder votre plaisir.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 675 fois
Aucun vote pour le moment

Naboulet a ajouté cette série à 1 liste Hell on Wheels

  • Séries
    Illustration Top 10 Séries

    Top 10 Séries

    Avec : Spartacus, Community, Modern Family, The Big Bang Theory,

Autres actions de Naboulet Hell on Wheels