Brique par brique

Avis sur Perry Mason

Avatar Toshiba
Critique publiée par le

Et ouais, je suis d'accord c'est ridicule de noter une série avant la fin et pourtant je me lance dans l'exercice. Après les années 50-60 et 80-90, le célèbre avocat revient en 2020 sous la peau d'un détective privé. Vous avez bien lu, dé-tec-ti-ve. Vous savez l'enquêteur qu'il emploie lui même quand il est avocat, et bien là, c'est lui qui fourre son nez partout pour le compte d'un autre avocat qui semble bien moins talentueux que l'avocat qu'on connait tous et j'imagine la série nous donner des éléments qui vont le pousser à découvrir sa vocation. De ce fait, pas de livres de droit à potasser.

Vous l'avez compris, même si ce n'est pas un vrai Perry Mason, ça commence tout de même par un crime et comme dans Perry Mason, des gens présumément innocents sont accusés. Pendant que la police œuvre à sa manière, nous découvrons en parallèle le nouveau Perry Mason filer une vedette Hollywoodienne, découvrir plus que ce qu'il lui était demandé et faire une tentative de chantage par rapport aux infos récoltées. Peu importe comment l'histoire tourne court, le portrait d'un minable est croqué. C'est alors qu'un avocat de sa connaissance (John Lithgow méconnaissable) l'emploie afin de glaner les éléments de la défense du premier accusé, innocenté rapidement, et, donc, du deuxième. Une chance de rédemption pour Perry Mason?

On le sait tous, c'est fini les mystères à la papa résolu en un temps donné. En 2020, le résultat sera obligatoirement plus alambiqué que ce que Perry Mason nous a toujours habitué. Je m'attends même à une injustice en fin de tableau qui va renvoyer Perry à la Fac... Bon, les projections sont ouvertes.

Reste que le casting est bon, la re-création des années 30 est réussie et l'esprit des films de l'époque est présent. J'ai tout de même envie de mettre une réserve pour l'histoire parallèle impliquant une paroisse. Le développement nous suggère que les deux sujets vont se confondre de plus en plus et on peut y relever des éléments intriguant. Reste qu'il s'agit là d'une méthode de construction du récit un peu trop vue ces dernières années.

Un dernier hic, complètement subjectif pour tous ceux qui, comme moi, ont découvert Robert Patrick au cinéma dans Terminator 2. Laissez moi vous dire que l'animal a vachement vieilli et la déduction minimale à en tirer c'est que nous aussi.

Et vous, avez-vous apprécié la critique ?
Critique lue 145 fois
Aucun vote pour le moment

Autres actions de Toshiba Perry Mason