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WandaVision par Christine Deschamps

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J'avoue que j'étais plus X-Men qu'Avengers, mais, comme beaucoup, j'ai suivi les aventures cinématographiques d'Iron Man et ses copains. Sauf que la sorcière rouge était un peu passée sous mes radars. A peine si j'avais repéré le visage rougeaud de Vision. Bref, je débarquais un peu sous-équipée dans l'univers de Wandavision, mais j'ai tout de suite été embarquée par les références à Ma sorcière bien-aimée, dont je n'ai, petite, loupé aucun épisode. Retour de la sitcom en noir et blanc dans un décor quasiment unique, bons sentiments et invraisemblances à la pelle dans l'histoire, le cahier des charges sont respecté à la lettre. Et les épisodes suivants déclinent l'évolution du genre à travers les âges télévisuels avec brio, enchainant des génériques à la sauce de chaque décennie, c'est une trouvaille. Les noms crédités au générique sont ceux des personnages de l'intrigue, un coup fumant, qui sert admirablement l'histoire. Dès l'épisode deux, de petites anomalies apparaissent, qui font dresser l'oreille. Et ces séquences intruses se multiplient jusqu'à ce qu'une trame parallèle, contemporaine et non fictionnelle (dans la fiction, vous suivez?) apparaisse. Très ingénieux. Hélas, cette trame, une fois pleinement révélée, ne présente plus du tout le même charme que les allusions savantes à nos souvenirs de téléspectateurs embrigadés par la culture US depuis la fin de la guerre... Nous voilà donc dans une histoire de deuil qui passe totalement à côté de son thème principal en misant tout sur les conflits (certes spectaculaires) entre l'héroïne et son ennemie jurée, qui se dévoile subitement comme pour une perfusion à une histoire qui commençait à s'étioler, et les forces gouvernementales, gangrénées par la tentation autoritaire. Si tout cela, sur le papier, pouvait présenter quelque intérêt, le traitement à l'image dissuade complètement de s'intéresser vraiment à ces enjeux artificiels. Parce que les personnages secondaires sont bâclés, caricaturaux et parfaitement inintéressants, pour ne rien dire d'effets spéciaux boursoufflés sur la fin, qui ne font qu'attirer l'attention sur l'indigence de certaines ficelles particulièrement indignes (comme la méchante sorcière pendue à son filin au milieu de Wysteria Lane, tenant en laisse deux enfants plantés là comme des bâtonnets de Miko dans une flaque de boue, sous le regard impuissant de leur mère, qui fait durer le suspense). Bref, un beau gâchis final, malgré des idées tout à fait intéressantes dans le postulat de base. Dommage.

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