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Tout ce qui touche à l'univers des 7 royaumes est entouré d'espoir et d'attente.

Le roman à l'origine de la série est loin d'être le meilleur de G. Martin. D'une simplicité désarmante c'était plus une nouvelle qu'un récit complet et dense comme celui du Trône de Fer.

On sent ici, dans cette adaptation cinématographique, une volonté de casser le moule "intriques/dragons/combats" de Game of Thrones et consort. Une des premières scènes est marquante, elle s'ouvre sur la célébrissime musique du générique de GOT (réminiscence de plaisir pour le spectateur) mais qui s'interrompt brutalement pour nous montrer une scène scatologique du héros Dunk pris d'une crise de diarrhée aigue! Aie, aie, aie le mythe est écorné...

Cette série sera donc différente, dans le ton et surtout dans le rythme. Tout le premier épisode est là pour installer les deux personnages principaux. On suit la rencontre de Dunk, sorte de géant plutôt bénet et de Egg, un enfant maigrichon plutôt vif d'esprit. Leur déambulation est plutôt bucolique. On ne peut s'empêcher de penser à Gandalf et Frodon autre célère duo anachronique.

Les 6 épisodes prennent leur temps pour nous amener vers le tournoi final, épique et sanglant, mais qui ce concentrera sur l'épisode 5.

Le scénario n'est bizarrement jamais ennuyeux. Les seconds rôles, quelques flashbacks, et des dialogues cohérents fonctionnent parfaitement.

Dans ce monde de la chevalerie il y a beaucoup d'imposteurs, Dunk ment sur son statut de chevalier qu'il s'est octroyé, Egg ment sur ses origines familiales, et nombre de chevaliers semblent désabusés. Même le directeur du tournoi propose des joutes "arrangées" à Dunk pour faire rentrer de l'argent.

Pourtant cette absence "d'esprit chevaleresque" c'est le moteur de celui de Dunk. C'est cette virginité, ce premier regard innocent et ses convictions qui vont lui permettre de trouver sa place (et quelques amis) dans cette société nombriliste.

Certes sa force lui sera tout aussi utile dans la splendide scène de joute finale. L'âpreté des combats, la dureté des coups, le choc des épées sur les armures sont une vraie réussite. Le côté "inside" est parfaitement entretenu par un montage précis. c'est le temps fort de cette série.

Comme le 1er épisode présentait des personnages, le dernier prend le temps de conclure dans une sorte de calme après la tempête cette coure histoire. On compte les morts, on soigne les corps abîmes et brisés et on fait surtout le bilan de l'absurdité de ce conflit.

Si la plupart des protagonistes essaient de s'imaginer une vie d'après, les deux seuls qui restent finalement sur une vie similaire sont Dunk, le chevalier errant et son fidèle écuyer Egg.

Bravo pour se spin off réussi car différent de l'univers de GOT.



Marius13700
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le 5 mars 2026

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