A l’intérieur nous fait suivre une enquête sur un meurtre commis au sein d’une institution psychiatrique.Lieu atypique, première vraie enquête pour la jeune Angèle Maury,et des patients pas comme les autres au cœur du dispositif.L’atmosphère trouble et inquiétante est savamment entretenue et on se laisse prendre au jeu. Le casting inattendu composé d’acteurs de cinéma confirmés ( Grégoire Leprince-Ringuet, Mylène Demongeot, Florence Thomassin, Hippolyte Girardot ou encore Émilie Dequenne) ou de télévision fonctionne bien et permet une direction dramatique intéressante.La jeune Noémie Schmidt continue à parfaire son métier d’actrice et semble avoir pris de la bouteille depuis l’étudiante et Monsieur Henri. Les deux premiers épisodes convaincants nous donnent envie de poursuivre cette mini-série en apparence prometteuse. Ce qu’on aime par dessus tout c’est la confrontation entre les nécessités de la police face à une apparente bienséance en milieu psychiatrique.La jeune flic, tiraillée entre son devoir de bien enquêter et sa position d’humaine face aux différents patients, ne peut aussi rester impassible et non impliquée.Et les différentes interférences de sa sphère privée avec son ressenti du moment sont autant de dérangements supplémentaires qui la minent.La fin assez terrible du quatrième épisode annonce un final qui ne sera pas de tout repos.Et c’est le cas. Les fausses pistes se resserrent pour faire face à une vérité dérangeante où toute la façade d’Ana Galmont vole en éclats. C’est tout le tour de force de la série ajouté au fait qu’Angèle découvre la solitude de son métier face à des proches qui ne peuvent pas comprendre cette obstination à découvrir la vérité.