Une série malaisante qui distille le doute, sans trancher jusqu'au dernier épisode, percutant. La balance penche tantôt en défaveur de Penny, enseignante investie et coach sportive plutôt que du côté de son ex-mari, personnage ambiguë, enseignant lui aussi et entraîneur de basket. Il faut dire que rien n'aide Penny... Excessive, elle peine à contrôler ses nerfs et succombe régulièrement à son agressivité verbale et physique. Son impulsivité se double d'une faculté hors-norme à s'introduire dans la vie des gens et à les harceler dans le but de mener à bien la mission qu'elle s'est assignée depuis plusieurs années : faire éclater au grand jour la véritable nature de son ex-mari. Son caractère entier lui vaudra très vite un évitement social et familial.
Elle n'hésite pas d'ailleurs à s'écarter de la légalité à l'occasion, se retrouvant dans la panade. Un portrait plutôt à charge pour une femme qui ne possède pas le talent de charmeur et la rouerie de son ex qui a su rallier à sa cause sa fille.
Difficile de conserver une harmonie familiale, professionnelle et amicale quand on dénonce un ex-mari abuseur. Chacun choisit son camp et tous les coups semblent permis.
Jusqu'au dernier épisode, le récit joue avec nos nerfs, conservant une relative neutralité dans la présentation des faits. Tout s'enchaîne alors très vite et bascule dans la tragédie.
Une série qui aborde un thème difficile, la pédophilie, en posant bien les enjeux familiaux et qui analyse finement la perversité de la séduction dans les relations adultes/enfants à travers les rivalités entretenues.