Après avoir revu Harlock 78, direction le passé du pirate avec l'opus 84, qui en fait est un préquel, enfin, une sorte de préquel parce que ça manque quand même de logique entre les deux oeuvres.
Mais la logique, dans l'oeuvre de Harlock et plus généralement de son créateur Matsumoto... Autant éviter d'en chercher de peur d'être déçu.
Il vaut mieux se laisser bercer par la poésie du moment.
Le principe reste le même, Harlock devra se battre, pratiquement seul, contre un ennemi qui ne cherche qu'à asservir l'être humain (ou à le massacrer en cas de désaccord manifeste).
Cette fois, les ennemis sont les Ilumidas, des hommes verts (pour changer des femmes vertes de 78). Fourbes, lâches, cruels, n'ayant aucune parole, ils sont l'antithèse de Harlock.
Nouveauté par rapport à 78, la collaboration. Les Ilumidas sont aidés dans leur tâche par un humain, le professeur Zon.
Dans Harlock 84 on retrouve tous les thèmes que j'imagine chers à Matsumoto comme la quête de sens au travers du jeune garçon (qui s'appelle Tadashi Daiba, comme dans 78), la responsabilité de l'avenir avec la petite fille (Mayu dans le 78, et Rebby dans le 84), l'honneur au combat, la rédemption, et j'en oublie certainement.
Le tout se déguste dans un environnement qui oscille entre le combat naval et le western, avec un dessin et une animation que je trouve plus poussés que pour 78, tout comme je trouve l'Arcadia bien plus stylé (intérieur comme extérieur), ainsi que le costume d'Harlock, entièrement noir (Mimé aussi a quitté sa robe mauve pour une noire) sans parler des costumes de combat, casques de pilotes... Question de goût évidemment.
Rintaro a cédé sa place à Katsumata (qu'on retrouvera aussi à la réalisation de Capitaine Flam), est-ce qui a joué sur le paramètre qualitatif ? Pas certain.
Ca doit plutôt venir du fait que la série dure presque moitié moins longtemps que 78 (24 épisodes au lieu de 42) ce qui aura permis de bosser un peu plus longtemps sur chaque épisode.
Deux nouveaux personnages importants sont de la partie, Emeraldas et Toshiro, la femme pirate et le concepteur de l'Arcadia, qui seront les parents de la petite Mayu de 78. A contrario, Kei Yuki a une histoire un peu différente dans cette oeuvre que dans 78, elle est même plutôt en retrait par rapport au trio Harlock, Toshiro, Emeraldas, qui sont les S, S et X du titre, matricule donnés par les Ilumidas aux criminels.
Harlock 84 est un dessin animé encore plus mature que 78, qui intéressera bien plus l'adulte que l'enfant. D'autant que le regarder en français est une véritable purge (pire de 78, c'est dire...). A savourer en VO, bande musicale comprise.