War Machine
5.3
War Machine

Film de Patrick Hughes (2026)

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War Machine : Ne dites pas que vous avez apprécié.

Faut pas aimer ce film !

Scénar timbre poste, persos vides, thèmes abordés déjà vu et revus, patriotisme dégoulinant, invraisemblances flagrantes...

Le truc n'a rien pour lui, soyons sérieux.


Pourtant, j'adore.


Ce film réussit à divertir. Et avec les tares que j'énonce ci-dessus, c'était pas gagné. D'où la prouesse.


Le réalisateur tient son sujet, je n'ai pas eu l'impression qu'il se moque du spectateur, même si le film oscille entre un certain réalisme et de l'outrance typique de l'action movie époque Stallone / Schwarzy. Il en fait des caisses par moment, mais dans le rush de l'action, je trouve que ça passe.


Alors attention : Spoilers Incoming !


Réalisme, non pas sur les programmes d'entrainement US Rangers, je ne les connais pas et c'est pas l'idée, mais sur le comportement des soldats face à une situation d'un nouveau genre : devenir le gibier.

Parce qu'aujourd'hui, le troufion a vu son statut de terrain upgradé : il est passé de simple chair à canon à gibier traqué. Suffit de voir les images de la guerre en Ukraine où les gars fuient devant les drones pour s'en convaincre.

Le truc arrive, tu réfléchis pas, tu fuis, et avec ce que tu trouves : moto, quad, Niva...

Ici, on leur a collé un adversaire tendance gros lourdeau blindé plutôt de drone kamikaze agile et furtif.

Après, on aime ou pas le design de notre panzer sur patte, mais comme ce genre de machine est censé encaisser une entrée dans l'atmosphère et le crash qui s'en suit, le côté maxi blindage lourd n'est donc pas outrancier. Et qui dit maxi blindage dit qu'on évitera les déplacements de type ballerine ultra légère ou ninja virvoltant (*).

C'était obligé pour permettre à nos soldats de reprendre de l'avance, de respirer un peu, permettant ainsi à la fuite de durer un peu plus de quelques minutes.


Encore réalisme, avec des soldats qui sont... des soldats. Pour paraphraser l'ami Tuco : quand on court on raconte pas sa vie. Donc oui, les personnages n'ont rien de transcendant, sont interchangeables, n'ont pas le temps de développer leur personnalité. Mais là encore, c'est voulu et ça n'a rien de dérangeant. L'entrée en matière est limpide à ce sujet : identité dans un sac plastique, maintenant, vous êtes un simple numéro. Les dialogues (quand y'en a) sont bâteaux certes, mais ils ne me font pas regretter l'absence de punchline à la Predator genre "c’est coton, j’y enverrais pas un chien vérolé" ou "T’as pas une gueule de porte-bonheur !" qui ne colleraient pas avec les gars.


Toujours réalisme, dans certaines interactions avec la nature, comme l'hécatombe que subit l'escouade en dévalant une pente qui va la disloquer plus sûrement qu'une armée de Terminators.


Outrance, parce qu'il faut un héros et que ce héros, bah il encaisse, encaisse encore, encaisse toujours (à croire qu'il a bossé à Bercy dans une vie antérieure). Indestructible le gars. Rien que la blessure qu'il subit au début du film aurait dû le mettre au rencart anticipé... sauf que si ça avait été le cas, ben y'avait plus de film. C'est ballot. Mais bon faut un héros et ma foi, depuis que Schwarzy sucre les fraises, le sieur Ritchson peut sans problème reprendre la turne.


Encore outrance, parce que v'la la solidité d'un M1117, le blindé avec lequel les rescapés fuient... Là, y'a carrément eu abus de substances prohibées lors du storyboarding de la séquence, je ne vois pas d'autre explication (**).


Toujours outrance, avec le duel final, quand War Machine met la gomme avec ses réacteurs et ne peut pourtant repousser les 1800 bourrins du V16 Caterpillar de notre héros. Ok, c'est de la bonne bécane bien lourde, qui prendra n'importe quel Humvee pour un simple cure dent mais avec son malus elle ne respecte pas le #sedéplacermoinspolluer, alors quoi ! Ok, War Machine recrache aussi des saletés dans l'air, c'est d'ailleurs ce qui la perdra. elle aurait fonctionné sur batteries, on était marron !


Bref, si j'avais été intelligent, je n'aurais certainement pas apprécié ce film. Mais voilà, comme je ne cherche pas plus loin que le but du film lui-même, qui est de divertir, et bien ça me va tout à fait. Et pour ceux qui trouvent que les Ricains en font des tonnes sur le patriotisme ricain... Pour ma part, c'est le contraire que je trouverais étonnant.


(*) De fait, on a réussi à éviter Transformers. Rien que pour ça, je rajoute 1 point.

(**) ou alors, ce blindé est un Transformer qui ne peut pas se transformer car il n'est pas dans le bon film. Rien que pour ça, je rajoute 1 point.

bob-razovski
8
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le 13 mars 2026

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bob-razovski

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