Andor, le héros, pas la planète Endor, est déjà connu du grand public puisqu'il s'agit d'une reprise d'un personnage secondaire de Rogue One en prequel.
Andor donc, est un débrouillard culotté qui vit de larcins contre l'Empire. Se refusant à travailler à la mine comme la plupart des habitants, il s'est spécialisé dans l'infiltration risquée pour récupérer des marchandises de petite taille mais chères à la revente. Peu engagé, il bénéficie du réseau de sa soeur pour ses transactions.
Malheureusement pour lui, une de ses opérations va mal tourner et l'obliger à participer à la grande histoire.
Andor, pourtant dans le même registre de fond que Han Solo, est moins roublard et le ton de la série est plutôt dans la gravité et l'urgence, pas la flagornerie et l'autodérision. Et ça fonctionne bien. Les auteurs nous ont concocté une épopée cohérente (à l'intérieur et avec les autres épisodes), avec des seconds rôles intéressants et des parties assez distinctes : situation initiale puis fuite mais pour quoi faire ? L'action se mélange au fond de l'histoire qui progresse sans temps mort.
Cette mini-série est sans doute la plus réussie avec Mandalorian, narrativement comme dans la réalisation un peu plus variée et inventive que les autres.
Les afficionados seront peut-être déçus de ne voir ni Jedi ni grandes batailles spatiales mais je crois que l'on peut difficilement s'attendre à du très grand spectacle pour ces mini-séries à budget nécessairement limité. Si cela reste dans cette veine, je prends.
Le moins : la tribu autochtone de la fin de l'histoire ressemble plus à une bande de babacools arriérés qu'à un peuple aux traditions pluri-séculaires. ça manque un peu d'extra-"terrestres" tout ça et un tel manque de diversité ici alors que l'on sait la galaxie peuplée d'espèces très diverses reste difficilement explicable.
Le plus : l'aperçu de la vie à Coruscant, peu développée dans les autres supports.