Angry Young men, c’est une série documentaire hommage au mythique duo de scénaristes indiens Salim Javed. Soit Dewaar (influence du Syndicat du crime via son remake par Hua Shan) et bien sûr Sholay. Deux scénaristes devenus en leur temps des Rock Stars capables de demander des cachets supérieurs à ceux d’un Amitabh Bachchan. À son meilleur, le docu est le portrait d’un duo grande gueule, d’un mythe indien des années 1970 évoquant une certaine mythologie hollywoodienne années 1980. Celle d’un duo aussi tête brûlée que Golan/Globus, d’une paire d’arrogants pliant Bollywood à leurs désirs avant d’en recevoir plein la gueule en cas de flop. Deux scénaristes dont les figures masculines enragées furent autant le reflet du tempérament de leurs créateurs (comme Rocky pour Stallone) que quelque chose rencontrant par accident l’Inde seventies. Avec ces moments très success story pour docu télévisés tels que Salim repéré parce qu’il se trouvait dans un hôtel où séjournait pour un mariage une personne du monde du cinéma, devenant acteur et s’en détournant car il savait ne pas pouvoir devenir star. Et Javed assistant réalisateur rêvant de monter en grade. Avec le repérage de Bachchan dans un film où il mâchait un chewing-gum en castagnant. Le film est peu flou sur Sholay, présentant son succès après le flop des premiers jours, le tir de battage médiatique et la publicité « nous vendrons 10 millions de tickets » -le film fit plus- comme un miracle religieux. Alors qu’apparemment l’échec de départ était dû à une mauvaise campagne publicitaire finalement rattrapée par le bouche à oreille. La série est aussi un peu moins bien quand le duo conscient de sa baisse d’inspiration va se séparer. Mais c'est un bon éclairage sur le Bollywood seventies.