Sans grande surprise, la mini-série Astérix et Obélix d'Alain Chabat et Fabrice Joubert est réussie.
Avec Astérix, tout est une question de dosage : il faut des anachronismes, des références et de l'aventure avec des personnages qui avancent, et pour que ça marche vraiment il faut surtout que ça parle autant aux adultes qui ont les références qu'aux enfants qui ne les ont pas.
L'humour est donc primordial et ici la plupart du temps ça fait mouche. Le seul problème de la série pour moi c'est la direction des comédiens qui ne sont pas tous habitués à faire du doublage et finissent parfois à côté de la plaque malgré eux. Je n'ai rien contre Thierry Lhermitte pour ne citer que lui, mais il n'arrive pas (ou n'essaie pas) de retranscrire la malice cartoonesque des incarnations précédentes de Panoramix à l'écran. Et il n'a pas de chance parce que le personnage est important dans cette aventure-là.
L'animation est jolie sans être renversante à mes yeux. Je vais peut-être passer pour un vieux débris mais j'aimerais bien qu'on ait à nouveau un Astérix en animation 2D car je trouvais ça vraiment charmant. Ça n'enlève rien aux qualités des deux précédentes adaptations d'Astérix en animation avec des images de synthèse par Astier et Clichy, je tiens à le préciser.
Ici les couleurs sont pétantes et les éclairages très marqués, ce qui donne un style mais je n'irais pas jusqu'à dire que je trouve ça super beau. C'est bien fait et abouti, la mise en scène donne lieu à des gags visuels réussis et l'action est dynamique en tout cas. Personnellement, je ne ressens pas le besoin d'être subjugué par la technique quand il s'agit du plus célèbre moustachu de la BD franco-belge alors ce côté très flashy ne me dérange pas.
Ce n'est pas Mission Cléopâtre mais de toute manière c'est impossible de reproduire cette énergie-là, et j'ai passé un très bon moment devant cette mini-série.