Babylon 5 fait partie de ces séries où il faut savoir prendre du recul sur la forme pour se concentrer sur le fond. Car abordons de suite le sujet qui fâche : c’est moche. C’était déjà moche à sa sortie et, avec l’âge, les effets des vaisseaux en numérique nous donnent juste envie de nous arracher les yeux.
Mais bon sang le fond ! L’univers de B5 est cohérent, dense et précis. La géopolitique interstellaire est absolument parfaite. J’adore voir les coulisses de la diplomatie.
Dès le premier épisode, Straczynski savait exactement où il voulait nous emmener. Il a dû se dépatouiller avec les producteurs qui lui ont fait changer l’acteur principal dès la saison 2, d’autres départs du cast qu’il a dû remplacer au pied-levé, des menaces d’annulations... Mais au final, même si parfois on voit les coutures faites à l’arrache, il arrive malgré tout à nous transporter dans une histoire à la richesse incroyable, où les pièces du puzzle se mettent progressivement en place de façon très maligne.
On s’attache énormément aux personnages, les notes d’humour sont toujours les bienvenues et, personnellement, font mouche. Le timing comique de Claudia Christian dans le rôle d’Ivanova est absolument iconique.
Et si les trois premières saisons restent les meilleures à mes yeux, je ne rechigne jamais à la revoir dans son intégralité.