Première saison (7/10) :
Enrichissant l'univers de son chef-d'œuvre « Breaking Bad », Vince Gilligan se focalise ici sur le personnage de Saul Goodman, petit avocat véreux presque par la force des choses. En grande partie préquel des aventures « stupéfiantes » de Walter White, la série ne cherche pas à proposer la même chose, présentant d'autres enjeux, d'autres protagonistes, d'autres situations, faisant de « Better Call Saul » un récit à la fois peu et très familier. Sans retrouver (encore!) la jubilation et l'intensité de son modèle, l'ensemble séduit par la qualité de son écriture, son scénario et la toujours grande intelligence du propos, Gilligan n'ayant pas son pareil pour créer des personnages et des relations marquants, à l'image de celle entretenue par le héros et son frère Chuck, tous deux formidablement interprétés par Bob Odenkirk et Michael McKean. Je serais vraiment curieux de voir la suite, montant, visiblement, en puissance : ce qui apparaissait comme une idée pas forcément convaincante sur le papier s'avère (pour l'instant!) une réussite.