Pour lire en musique


Si vous n'avez pas vu cet animé, vous avez raté votre vie. Si vous n'aimez pas, vous n'avez pas de goût. En tout cas, c'est ce que j'aimerai dire à chaque personne qui me parle en mal de Black Lagoon, ou qui me dit qu'il n'en a jamais entendu parler.


Voila pourquoi vous DEVEZ regarder Black Lagoon :


-Dans Black Lagoon, y a une histoire. C'est déjà bien. Black Lagoon a une histoire mais en plus elle sort de la sempiternelle histoire de lycéen et assimilé. C'est mieux. Black Lagoon à une histoire qui sort de la sempiternelle histoire de lycéen et assimilé mais en plus elle parle de pirates dans le Triangle d'Or qui opère au sein d'une ville thaïlandaise (fictive), Roanapura. C'est bon ! Mais en plus ça parle de pirates qui opèrent dans le Triangle d'Or, qui ramassent un employé japonais complètement paumé qui finit par les rejoindre et ils évoluent en tant que mercenaires au milieu des mafias et des truands dans une ville oubliée de la loi, violente et sans pitié. C'est brillant !!


-Dans Black Lagoon, y a une ambiance. Entre les couleurs chaudes du Pacifique et la froide noirceur du monde de la nuit à Roanapura, l'atmosphère à un rendu magnifique. L'ambiance crapuleuse de la ville nous étouffe, on ressent la moiteur de l'Asie du Sud-Est. La construction de la diégèse de l’œuvre permet rapidement au spectateur d'intégrer l'histoire dans un contexte mondial crédible. CIA, ex-KGB, mafias de tout type, tous évoluent dans un univers post-guerre froide convainquant et la ville est soumise aux aléas de la politique internationale.


-Dans Black Lagoon, les personnages sont clichés. Mais clichés de film d'action, le genre qui fume clope sur clope et qui prend des poses badasses au possible. Ils ne sont pas pour autant manichéen, chacun recèle sa part d'ombre et de lumière.


-Dans Black Lagoon, y a des femmes bien burnées. Et avec des gros seins, ça on y échappe pas. C'est le type de femme qui te transformerait Stalone en chanteur de type Mezzo-soprano. Ce sont elles qui tiennent les calibres, Revy en tête. Monstre Sino-américain, Revy te dézingue tout ce qui bouge sans d'états d'âme et avec une classe toute John McClanesque.


-Dans Black Lagoon y a un black. Et il ne meurt pas en premier.


-Dans Black Lagoon, y a de l'action. C'est nerveux, les gunfights sont punchy au possible, les situations rocambolesques. Les combats sont sanglants, y a des morts, de l'hémoglobine, le rythme n'est jamais brisé.


-Dans Black Lagoon, l'animation est de qualité. Elle rend justice à l’œuvre papier de Rei Hiroe même si l'ordre des arcs n'est pas toujours respecté, cela n'altère en rien l'histoire, donc y a pas mort d'homme. Le studio qui s'est chargé d'animer le chef d’œuvre est Madhouse. Il n'en était pas à leur coup d'essai, ayant auparavant traité Trigun, Enfer et Paradis, Monster... Rémi sans famille, aussi. Quelques problèmes au niveau des dessins dans les premiers épisodes, des personnages qui change un peu d'un plan à l'autre, rien de bien méchant. Je ne me souviens pas de plans fixes moches, pas de saccades. Les "Roberta Blood Trail" sont un cran au dessus niveau animation.


-Dans Black Lagoon, côté ambiance musicale on est dans du rock pour soutenir l'action, c'est pas trop intrusif, pas non plus mémorable. Quelques passages plus lancinant. Retenir toutefois l'opening que j'ai particulièrement apprécié et l'ending des "Roberta Blood Trail", une remix de Johnny comes marching home qui n'est pas sans rappeler Die Hard 3.


-Dans Black Lagoon, enfin, il y a une vraie précision apportée au dessin des armes, armes aussi diverses que variées. J'avais pu assister à une conf' de l'auteur qui expliquait qu'il menait des recherches assez pointues sur les armes afin d'en dessiner une large palette avec autant de réalisme que possible. C'est louable.


Black Lagoon n'est certes pas exempt de défauts, et il ne plaira pas à tout le monde. Certains vous diront que les coups de feu, ça va bien cinq minutes mais après ça énerve. D'autres vous pointeront le côté cliché des personnages comme un manque de maturité de la part de l'auteur. D'autres enfin vous diront que les femmes fortes, c'est juste une excuse pour exposer des paires de nichons avec des flingues et un joli cul. Laissez donc ces ignares répandre leur venin sur une œuvre qui les dépasse. Et un peu de fan service n'a jamais tué personne, tant que ce n'est pas trop (Highschool of the dead, je pense à toi.)

Créée

le 21 févr. 2015

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