J’ai beaucoup aimé cette première saison de The Bridge, qui m’a forcément rappelé The Killing, sa grande sœur danoise que je place néanmoins un cran au-dessus. On y retrouve ces ambiances froides, sombres et pesantes, même si The Killing pousse encore plus loin cette noirceur.
La grande force de The Bridge réside dans son duo d’enquêteurs, et notamment dans Saga, personnage absolument bluffant. Sa difficulté à communiquer et à comprendre les codes sociaux en font un personnage fascinant, bien plus complexe qu’un simple ressort narratif.
Derrière l’enquête, la série parle aussi de solitude, de relations humaines et de la manière dont les autres nous construisent. C’est cette dimension humaine qui lui donne une vraie profondeur.
Quelques longueurs et des intrigues parfois complexes ou inégales viennent cependant alourdir l’ensemble, mais sans réellement entamer le plaisir du visionnage.
Et une confirmation au passage : ayant regardé par hasard quelques minutes du dernier épisode en VF, le contraste m’a sauté aux oreilles. Rien à voir ! Les voix, les sonorités, les silences participent pleinement à l’atmosphère. Pour ce type de série, la VO est pour moi indispensable.
Une excellente découverte, même si The Killing reste, à mes yeux, plus noire, plus oppressante et encore plus marquante.