Hank est un écrivain et Hank est un romantique. Le problème c'est que Hank se sert aussi bien de son charme et de son anatomie que de sa plume. Il ne sait pas dire non à une femme, il n'arrive pas à faire des choix responsables. Fondamentalement, Hank Moody est un enfant qui se complaît dans le chaos. Et c'est son âme sœur Karen et sa fille Becca qui en pâtissent.

Et quoi de mieux pour vivre dans le chaos que de s'installer à Los Angeles à l'ombre d'Hollywood, son show business et sa décadence. Cette ville est un terreaux favorable au développement des addictions de Hank : le sexe, la drogue et l'alcool. Mais heureusement Moody peut compter sur ses amis aussi dépravés et irresponsables que lui pour l'aider à grandir et comprendre que l'inconstance est un mal pernicieux qui détruit tout et tout le monde.

La série de Tom Kapinos s'attaque de manière frontale et impertinente à la cité des anges, à son star system et ses déboires. Californication verse allègrement dans la vulgarité, la folie et l'immaturité. Entre les méthodes d'éducation qui laisse à désirer, les perversions sexuelles assumées et la figure déformée par la jouissance de Charlie Runkle, le spectateur a de quoi être choqué et dégoûté. Mais la série se pare de ses atours les plus sordides et immondes pour parler de la plus belle chose qui soit : l'amour. L'amour filial d'une fille pour son père bien moins mature qu'elle, l'amour tumultueux entre deux âmes sœurs qui sont irrésistiblement attirées l'une par l'autre, l'amour fraternel que porte un petit agent chauve à son écrivain et client préféré. Enfin, l'amour parfois contrarié d'un homme pour l'agrégation d'hommes et de femmes, qui ensemble, constituent sa famille...

Californication est l'image de son personnage principal, chaotique, inconstante, à la fois déjantée et mélancolique. David Duchovny, Natascha Mclhone, Evan Handler et Pamela Adlon campent de manière magistrale des personnages névrosés, immatures, complètement lubriques et en proie à de multiples addictions. Des êtres remplis de défauts, de failles et pourtant tellement attachants. Californication est la preuve la plus percutante qu'il n'y a pas de plus belle addiction que celle dont souffre un homme amoureux...
Memento_Mori
9
Écrit par

Cet utilisateur l'a également mis dans ses coups de cœur et l'a ajouté à ses listes Les meilleures séries avec un anti-héros, Les meilleures séries comiques, Les meilleures séries US et Les meilleures séries des années 2000

Créée

le 20 déc. 2014

Critique lue 337 fois

Californication

Californication

6

Mattchupichu77

le 27 juil. 2013

Suivre

Hank Maudit ?

Il n'est pas évident d'écrire sur Californication tant la série suscite chez moi des sentiments contradictoires. Aussi, commençons peut-être par ce qui m'apparaît comme positif : -La série est...

Californication

Californication

7

Godspeed_Ya_SoB

le 15 oct. 2010

Suivre

LA-Files.

A peu près le même verdict pour les 3 saisons, un Duchovny excellent (mais vraiment) dans son rôle quasi-autobiographique de looser charismatique et classieux ; N'importe qui se damnerait pour avoir...

Californication

Californication

3

PBS

le 27 juil. 2010

Suivre

Oh la la, des entrejambes

Prometteur, quand on lit la recette sur l'étiquette: David Duchovny en écrivain sex-addict en Californie, source de satire sociétale et sentimentale. Puis j'ai regardé. C'est pénible...

Splice

Splice

8

Memento_Mori

le 15 nov. 2014

Suivre
Dernière modification

le 15 nov. 2014

Mais qu'est ce qui pourrait arriver de pire?

Que je résume, une note moyenne de 5.3 sur Sens Critique et une note moyenne de 5 parmi mes éclaireurs. Autant dire que Splice a pas trouvé grâce aux yeux de la communauté. Alors sur ce coup là, il...

Fury

Fury

9

Memento_Mori

le 26 oct. 2014

Suivre

Les idéaux sont pacifiques, l'Histoire est violente.

Oh put***, voilà fallait que ça sorte parce que Fury m'a laissé K.O debout. Il est très difficile pour moi d'analyser en quoi ce film est très bon, car je n'ai pas visionné une simple oeuvre...

Gone Girl

Gone Girl

8

Memento_Mori

le 10 oct. 2014

Suivre
Dernière modification

le 10 oct. 2014

Le distributeur de claques (garanti sans spoils)

Gone Girl est le film de toutes les surprises pour le spectateur lambda que je suis. Que ce soit au niveau du scénario, dans la réalisation et dans la multiplicité des thèmes qui l'aborde, David...