Saison 1: note 7
Saison 2: note 6
Une chronique familiale qui s'étire sur des années, des romances contrariées et un traitement poético fantastique, tout est là pour faire penser à Garcia Marquez et son "100 ans de solitude". Une voix off bien gérée favorise la perception de ce "Chocolat amer" comme celle d'un conte pour adulte.
On y suit la vie d'une famille, la mère et ses trois filles, au Mexique du début du siècle. En particulier les amours de Tita la cadette, et celles de ses deux sœurs. Tout cela sous la poigne de fer d'une mère dure et insensible.
Mais l'idée géniale qui traverse cette histoire, c'est la médiation de la nourriture qui sert de fil rouge à l'évolution des personnages.
L'aspect "fantastique" réside dans la "transmission" que fait Tita de ses sentiments dans les plats qu'elle prépare. Quand elle est heureuse, tous les convives qui dégustent ses repas le deviennent, et ainsi de suite avec la peine, la tristesse, la jalousie, le désir etc... Chaque épisode est donc l'occasion de découvrir un plat, un sentiment et les réactions qu'ils provoquent.
L'épisode sur le "désir" est particulièrement savoureux et bien maitrisé.
La saison 1 est équilibrée, dynamique. Aucun des 6 épisodes n'est redondant et les enchainements, bien que parfois prévisibles, rendent le récit facile et agréable à suivre...
La saison 2 bascule dans une relative mélancolie, le rythme est plus lent et la situation de Tita et de son amour impossible s'étire un peu longuement. Mais une certaine sensualité accompagne les rapports intimes des uns et des autres.
Le final, étrange et surprenant conclue d'une façon douce amère cette série réussie.