Après une première saison parlant d’un amour d’adolescent entre Tomoya, jeune homme dépressif ayant des problèmes avec son père, et Nagisa, ayant une famille aimante, mais de gros problèmes de santé, After Story nous dépeins la suite de leur vie de couple désormais assumée, dans le monde adulte.
Je ne vais pas vous mentir : Cette saison va encore plus vers le tire-larme que la première, mais aborde des thèmes assez sombres et extrêmement tristes. Je vais SPOILER, pour mieux en parler.
Alors que le début de la saison est plutôt bon enfant, et fonctionnera surtout si vous avez apprécié les personnages de la série, c’est à partir du milieu de la saison qu’elle décolle. Alors que le couple vit dans le bonheur, Tomoya et Nagisa ayant trouvé un emploi, même si sa fiancée a des problèmes de santé qui grandissent, celle-ci tombe enceinte. Une surprise, un bonheur, une exultation. Les épisodes qui suivent cette révélation sont empreints de nostalgie, de plaisir, jusqu’à l’accouchement...
Un changement de ton intense. Le bébé naît, la mère ne respire plus. Tomoya, qui a appris à vivre grâce à cette femme fragile mais si forte d’esprit, voit sa vie basculer, devant la perte de sa femme. L’enfant qui viens de naître, ne sait combler le vide dans l’esprit du jeune homme devenu désormais un adulte accompli. La dépression de la mort de sa femme va le détruire. L’enfant, est une charge impossible à tenir pour lui, car il ne sait plus s’occuper de lui-même. La dépression le détruit, tombant dans les jeux d’argents, le tabac...
Tomoya, était devenu son père. Abandonnant l’enfant, un déchet qui ne sait plus vivre, ne sait plus aimer, et ne sait que se rappeler d’un temps révolu, sans que le deuil ne passe, malgré les années.
L’enfant, sa fille Ushio, est recueillie par les parents de Nagisa, étant chouchoutée par ses grands parents, elle vit dans le bonheur malgré qu’elle ne connaît pas ses géniteurs.
Et le temps passe, l’enfant grandit, puis viens le moment où Tomoya doit reprendre contact avec les parents de Nagisa. Sa vie reprends. Retrouvant cette enfant avec qui le contact est difficile, la douleur intense dans son cœur se fait battre par le besoin de s’occuper de l’enfant qui a pris la vie de sa femme. Car Ushio n’est responsable de rien. N’a rien demandé. Ce n’est qu’une vie innocente, dont il aurait du être responsable, mais n’a pas su l’être.
La découverte mutuelle de la relation entre les deux personnages est plutôt belle, toute en retenue. Tomoya est maladroit, tandis qu’Ushio, mignonne, essaie d’aimer cet homme qui a été trop absent. C’est le cœur au bord des larmes que nous suivons cette partie de l’histoire, mais la fin de la série gâche un résultat qui aurait pu être très bon. Ne lisez pas de travers : Cette partie est vraiment excellente, mais sa fin est un gâchis.
Comme par un coup du sort, la petite Ushio est atteinte de la même maladie de sa mère, une fragilité qui va la pousser irrémédiablement vers la mort. Une partie non nécessaire à mes yeux, les personnages ayant assez soufferts, la série aurait du se terminer sans ça... Car malgré cette mort, la série s’est tenue à faire une Happy end tout de même.
Je ne suis même pas sûr d’avoir compris comment, ni pourquoi, donc il me sera compliqué d’expliquer ce qu’il s’est passé, mais il semblerait que les événements quelques peu surnaturels qui ont eu court tout au long de la série, via l’apparition d’esprits par exemple, se conclu sur une renaissance de Nagisa, et d’Ushio, grâce aux bonnes actions effectuées par le protagoniste. Tout est bien qui fini mieux, comme dirait Tolkien, mais je n’ai du coup pas vu l’intérêt d’amener toutes ces morts, et ces thématiques, pour les annuler par la renaissance des deux personnages perdus...
La mort, dans une histoire, est quelque chose qui doit avoir un sens, un impact. Elle en a eu, dans cette série, mais à partir du moment où on considère qu’on peut l’annuler, cet impact se tasse, et brise tout ce qui s’est passé avant. On peut, bien évidemment, faire revenir un mort, si tout a été assez bien expliqué pour que ça soit possible. Et qu’il y ait des limites à cette résurrection. Sur le dernier point, la série ne déroge pas à la règle, mais sur le premier, je n’ai pas compris pourquoi.
Peut-être ne suis-je pas assez malin pour ça, ou suis-je passé à côté d’un élément important. Cette critique se base beaucoup sur des souvenirs, des émotions lointaines, et je me souviens avoir pleuré pour Nagisa, Tomoya et Ushio. Rit à leur côté. Clannad After Story est une série impressionnante, car faisant suite à une première saison toute en longueur et en niaiserie, mais a su faire grandir ses personnages.
Mes regrets concernant cette série n’enlèvent pas l’amour que je lui porte, au fond. La recommanderais-je ? Oui. Même si la première saison n’est pas évidente à se farcir, pour tout ce qu’elle construit pour la seconde saison, et pour l’oeuvre globale, je recommande Clannad. Je ne sais pas ce qu’il en est du jeu vidéo dont est tirée la série, je n’ai ni les moyens, ni l’envie de m’y mettre, mais peut-être est-ce encore meilleur.
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