C'est une œuvre marquante grâce à une écriture de personnages vraiment intéressante, loin des stéréotypes habituels. Au cœur du récit, on découvre un système scolaire méritocratique impitoyable où le vice et l'intelligence sont les seules monnaies d'échange. Le protagoniste, Kiyotaka Ayanokōji, incarne cette froideur calculatrice... un génie sociopathe qui manipule les événements dans l'ombre tout en feignant la médiocrité. Cette dynamique de "jeu d'échecs humain", où chaque interaction cache un piège, a su captiver une large audience en quête de thrillers psychologiques intelligents.
Cependant, l'anime souffre d'un paradoxe majeur. Son succès a attiré une audience parfois insupportable et cringe. Une partie des fans a tendance à glorifier excessivement les comportements toxiques d'Ayanokōji, voyant dans sa sociopathie un idéal de force plutôt qu'une pathologie ou un outil narratif. Cette appropriation a valu à l'œuvre une mauvaise réputation dans la communauté anime, éclipsant parfois la qualité réelle du scénario. C'est dommage, car sous les débats de fanboys, l'histoire reste vraiment bien construite, offrant une critique sociale acerbe sur la compétition et la nature humaine.