Pour ma contribution, j’irai à l'essentiel tant les avis et les résumés sont nombreux depuis sa diffusion. Avant tout, il est important de décrire les deux phases.
Les huit premiers épisodes prennent le temps de construire une intrigue reposant sur un équilibre parfait entre le thriller policier et psychologique, centré sur la quête d’identité. L'ambiance est prenante et la narration maîtrisée avec des acteurs habités par leur rôle.
Tout s'enchaîne au cours des deux derniers épisodes dans un maelström qui peut paraître indigeste ou perturbant pour certains, mais qui clôt le drama à un rythme soutenu, privilégiant à ce moment-là l’action et la confrontation. Ce parti pris, bien que surprenant, ne m’a pas dérangé, bien au contraire. Cette rupture pousse la tension à son paroxysme.
Ma critique propose maintenant une réflexion : celle que je me suis posée à la fin, après un moment d'expectative.
On peut interpréter le dénouement final sous deux angles, au choix de chacun (aucun spoil) :
• Soit comme une pirouette scénaristique pseudo-intellectuelle sous prétexte de profondeur psychologique ;
• Soit comme une manipulation de génie assumée, suscitant le débat, créant le buzz et marquant de son empreinte l'histoire des dramas.
Cette dualité, il faut y être confronté — donc voir ce drama — pour trancher... ou pas.
On peut en sortir dubitatif, et finalement se poser la question : "Tout ça pour ça ?" La réponse est peut-être dans le sentiment d’avoir perdu son temps (ou presque) ou, au contraire, d’avoir aimé cette plongée originale et dérivante (en suivant la force du courant) en eau trouble. Appréciant cette activité, la métaphore dévoile en fait mon adhésion totale. Je rajouterai même, en eau profonde, puisque j’ai enchaîné tous les épisodes (binge-watching de 9h20) sans lassitude !
Force est de constater que le débat que ce drama a soulevé est déjà une réussite en soi. Je n'ai plus qu'à conclure : si ce n’est pas déjà le cas, faites-vous votre propre opinion !