Quand on pointe du doigt les lacunes de Cowboy Bebop et en particulier la maigreur de son histoire, il y a toujours des voix qui s'élèvent pour défendre ce que la série a de plus précieux : ses personnages. Mais franchement que valent-ils les Spike, Jet & compagnie? Pas grand chose en fait... On a droit pour chacun d'entre eux à la même rengaine : un passé douloureux relaté sous forme de gros flashbacks qui tachent, soit le panneau dans lequel tombent toutes les séries médiocres.
On se retrouve donc avec des types à la personnalité et au background artificiels mais qui, paraît-il, ont la classe. Sérieusement? Mais la classe selon Cowboy Bebop, c'est quoi? Avoir une clope au bec?
La vérité c'est que les fringues, les poses à la cool et les musiques jazzy sont là pour faire oublier une histoire qui sonne creux, fainéante au point de ne pas proposer de réelle trame principale.
Durant la vingtaine d'épisodes qui composent la série on nous fait subir les poses du héros, son air songeur vaguement je-m'en-foutiste, sa dégaine branchée et plein de petits détails vestimentaires renforcés à gros traits pour nous faire comprendre que oui le personnage est bien cool : col de chemise relevé, manches de veste retroussées, cravate négligemment nouée...
C'est plutôt bien foutu mais ça n'a rien à dire.