Le vaisseau Bebop voyage dans tout le système solaire à la recherche de criminels pour récupérer leur prime. Ces chasseurs, ou « Cowboys », sont Spike Spiegel, un ancien de la pègre chinoise, Jet Black, ancien flic, Faye Valentine, amnésique de son état, Radical Ed, une gamine hackeuse déjantée et Ein, un corgie surdoué…
Série culte que j’ai découvert grâce au fossoyeur de films, ce n’est pourtant qu’à l’annonce de sa sortie en live-action que j’ai décidé de la regarder sur Netflix.
Et il faut dire que la série est à la hauteur de sa réputation : variant les genres cinématographiques avec brio, avec une musique envoûtante et des images d’une beauté saisissante, Cowboy Bebop vous hantera à jamais. Certains, avant moi, l’ont mieux expliqué que moi mais cette série porte avant tout sur la nostalgie. On suit un équipage, mort à l’intérieur -ou pas très vivant comme Ed, qui vit en permanence en ressassant leur passé. Et quand ce n’est pas leur passé qu’ils ressassent, c’est le passé de l’humanité en général qui, bien que vivant dans le futur et ayant fui la terre, a emmené tant de monument et d’objets du passé avec eux qu’ils peinent à se tourner vers l’avant, bien qu’ils essayent.
C’est tout ça qui fait la force de Cowboy Bebop et qui la rend à jamais éternelle auprès du grand public. Pour vous dire à quel point, c’est une série incroyable : les épisodes durent vingt minutes et pourtant, on ne s’en rend jamais compte. La série prend toujours son temps de nous présenter l’histoire, de prendre son temps et de nous emporter dans un lyrisme incroyable.
Si, par compte, j’avais un petit défaut à lui reprocher, ce serait sa durée : sur vingt-six épisodes, je dirais que les derniers sont ceux qui m’ont le moins intéressés. Déjà parce que les personnages ne sont plus autant mis en avant qu’avant mais ce n’est même pas pour nous proposer des personnages secondaires intéressants comme Gren ou V.T ; mais en plus, je trouve que certains font plus que jamais indépendants au point que, quand arrivent les épisodes de fin, on a le sentiment que tout se résout comme un cheveu sur la soupe avec, en plus, la moitié des personnages, dont tous n’ont pas forcément eu la conclusion qu’ils méritaient -Ed, par exemple, est plus que jamais sous-exploitée sans aucune raison, autre qu’ils ne voulaient pas en faire autre chose qu’un comic relief. Bref de quoi nous laisser sur notre faim…