Je le revois après quelques années. Et le style est toujours aussi unique.
Au contraire de ce qu’on peut le lire dans ses encarts en milieu d’épisode (un brin prétentieux), Cowboy Bebop n'est pas devenu un nouveau genre, c'est toujours un melting pot complètement singulier de nombreuses influences qu'on n'a pas l’habitude de voir liées.
L’animation et la musique sont superbes. Et les CGI rares et complètement désuets contribuent au cachet et à la nostalgie de l’œuvre.
Au niveau narration, c'est aussi très bien pensé, avec des histoires propres à chaque épisode, et qui peuvent donc (presque) se picorer dans le désordre (l’époque de la TV en somme !).
Même si le schéma de ces derniers finit par se voir, il y a toujours un twist bienvenu et une fin douce-amère caractéristiques.
On peut regretter les facilités scénaristiques (le héros tombe pile au bon moment au bon endroit), mais qui sont nécessaires dans un format court, et qui finalement se marient bien avec le fatalisme de l’œuvre.
L’humour se mêle habilement à l’action et au tragique. La mort est omniprésente.
Et enfin, cette série est avant tout centrée sur ses personnages : un équipage éclectique, aux caractères bien trempés, capables de se sortir de toutes les situations, et qui ne peuvent se soustraire à leur passé trouble.
Seul regret, peut-être lié à ma méconnaissance des œuvres similaires de cette époque : que la trame de fond, vaporeuse jusqu'au bout (on ne nous expliquera jamais explicitement les choses, “show don't tell”) ne prends fin qu'au dernier épisode, et ne parvient pas à dérouler un fil rouge qui donne envie de voir la suite.
J'ai continué pour finir la série et retrouver les personnages à chaque épisode, mais je n'avais pas l’envie dévorante de découvrir la suite.