À l'heure où ces lignes sont écrites, la série animée japonaise Space Dandy est en cours de diffusion au pays du soleil levant. Afin de fêter cela, je vais aujourd'hui m'attarder sur la première véritable série animée de son créateur, Cowboy Bebop.
Cowboy Bebop donc, réalisée, au même titre que Space Dandy, par Shin'ichirō Watanabe est diffusée d'avril 1998 à avril 1999 pour le compte du studio Sunrise. La série, qui compte 26 épisodes, est un véritable succès au Japon et il ne faudra donc pas attendre longtemps pour la voir débarquer dans les autres pays du monde. Chez nous, c'est en plein cœur de l'été de l'an 2000 que la chaîne Canal + la diffusera. Un été que je ne suis pas prêt d'oublier tant Cowboy Bebop était devenu un rendez vous à ne surtout pas manquer.

Nous sommes en 2071. Il y a de nombreuses années que le voyage spatial n'est plus une nouveauté.
Nous suivons la vie de Spike Spiegel, un Cowboy, car tel est le nom que l'on utilise pour appeler les chasseurs de primes à cette époque. Spike, comme le veut son boulot, parcourt la galaxie à la recherche des primes les plus intéressantes.
Pour l'aider dans sa tâche, il est accompagné de Jet Black, ancien membre de la police du système solaire et propriétaire du Bebop, le vaisseau qu’utilisent les deux hommes pour leurs traques.
D'autres personnes viendront rejoindre leur équipage au fil de leurs aventures. Des personnes au passé mystérieux et inquiétant.

Bien que je le désire au plus profond de moi même, parler en long en large et en travers de l'univers dans lequel se déroule Cowboy Bebop serait bien trop long tant celui-ci est conséquent. Nous avons devant nous l'une des œuvres de science fiction les mieux travaillées en terme de background.
Voyage spatial, robotique, comportement social ou encore nouvelles drogues qui font fureur, la série nous présente son univers au fil des épisodes sans qu'aucune incohérence ne vienne pointer le bout de son nez. Fort heureusement, les personnages ont également bénéficié du même traitement de faveur.
Spike, Jet, Feye, Ed ou encore Ein. Tous auront fait en sorte que ce fameux été 2000 passe bien plus vite qu'il n'aurait dû à la base. Très attachant, chacun d'eux possède une personnalité qui les distingue sans aucune difficulté des autres. Chaque épisode est également accompagné du désir d'en apprendre plus sur eux, car chacun d'entre eux possède une ombre dans leur vie passée. Un passé que certains cherchent à retrouver tandis que d'autres cherchent à le fuir. Une ombre que certains tentent d'illuminer tandis que d'autres cherchent à l’oublier. Bref, en plus d'un univers développé, Cowboy Bebop nous présente des personnages profonds auxquels on ne peut que s'attacher.

En termes de réalisation, Cowboy Bebop est également réussi. Le dessin est très beau et l'animation est fluide. Mention spéciale aux scènes d'action, qui grâce à cette fluidité, sont extrêmement dynamiques. Mais bien que la série soit de toute beauté, il y a un autre point qui pour moi est largement supérieur. La bande originale.
Watanabe est un grand amateur de musique et cela se ressent lorsque l'on regarde ses différentes séries animées. Pour Cowboy Bebop, le réalisateur a décidé d'utiliser du Jazz et du blues pour accompagner l'histoire. Certaines batailles spatiales se déroulent au rythme de la musique et chaque titre d'épisode est une référence directe à un genre musical : le premier épisode s'intitule «Asteroid blues», du nom d'un album ou d'une chanson.
Cette magnifique bande son a été composée et interprétée par Yoko konno et son groupe, The Seatbelts.

Cowboy Bebop avait, à l'époque de sa première diffusion, su s'imposer comme l'une des nouvelles références de l'animation japonaise. Aujourd'hui encore, la série est érigée par beaucoup de personnes, dont moi, au statut de série culte à voir absolument. J'en profite pour signaler l'existence d'un long métrage animé sorti en 2001. Le film, qui se déroule entre les épisodes 22 et 23 de la série, est également de bonne facture. Son visionnage n'est cependant pas obligatoire à la bonne compréhension de la série.
Les autres séries signées Watanabe qui ont suivi Cowboy Bebop sont elles aussi de grandes réussites, et il y a fort à parier que je vous parlerai de Samurai Champloo et de Kids On The Slope dans le futur.
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le 12 mai 2014

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